Côte d’Ivoire : Le Gouvernement Lance un Programme de Marchés de Proximité pour Soutenir les Producteurs et Lutter Contre la Vie Chère

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Dans le cadre de la deuxième phase du Programme Social du Gouvernement (PsGouv2), le ministère du Commerce et de l’Industrie, dirigé par Dr Souleymane Diarrassouba, a lancé un ambitieux projet de création de marchés de proximité. L’annonce a été faite ce mardi 6 mai 2025, à la salle Symphonie au Plateau, par M. GNENYE ADOU Bernard, Directeur Général de l’Office d’Aide à la Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV). Il a salué le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG) pour son appui à cette initiative.

Pour M. GNENYE ADOU Bernard, Directeur Général de l’Office d’Aide à la Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV). « Ce programme vise à renforcer la sécurité alimentaire, faciliter l’écoulement des produits vivriers des zones rurales vers les centres urbains, accroître les revenus des producteurs, lutter contre la vie chère et promouvoir les filières agricoles nationales », a t-il indiqué.

Poursuivant, dans son adresse, M. GNENYE ADOU Bernard, Directeur Général de l’Office d’Aide à la Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV) a annoncé que la réalisation de projet ambitieux comprend 3 Phases de Réalisation:

  1. Phase pilote : 40 marchés prévus, dont 17 déjà achevés et équipés. Financement de 6,2 milliards FCFA assuré par l’État.
  2. Deuxième phase : 50 nouveaux marchés à construire.
  3. Troisième phase : 65 marchés supplémentaires planifiés.

Chaque marché comprendra un bâtiment principal, des espaces de stockage, des équipements logistiques (camions, tricycles), des outils informatiques, des balances, ainsi que des bureaux administratifs et un hall de chargement.

Face à la hausse récurrente des prix des produits vivriers sur les marchés, le gouvernement ivoirien a engagé une réforme structurelle d’envergure : la construction de 155 marchés de proximité.

« Ce programme vise à renforcer la souveraineté alimentaire du pays, à sécuriser l’approvisionnement des marchés et à soulager les ménages en réduisant les coûts liés à la distribution », a révélé M. GNENYE ADOU Bernard, Directeur Général de l’Office d’Aide à la Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV).

Un projet inscrit dans la vision présidentielle

Lors de son adresse à la nation le 31 décembre 2023, le Président Alassane Ouattara réaffirmait l’engagement de l’État à améliorer la disponibilité et la qualité des produits vivriers sur les marchés locaux. Ce programme s’inscrit ainsi dans le cadre du Plan Social du Gouvernement (PsGouv2) et mobilise plusieurs ministères stratégiques : Agriculture, Ressources animales, et Commerce.

Des infrastructures modernes au cœur des zones de production

Implantés sur un hectare, ces marchés sont dotés de bâtiments administratifs, de moyens de transport (camions et tricycles), de balances, de matériel bureautique, et seront évolutifs selon les besoins locaux.

L’objectif est de faciliter la collecte, le groupage et l’expédition des produits vivriers vers les grands centres de consommation.

Une organisation optimisée de la chaîne de valeur

Grâce à ces infrastructures, les producteurs organisés pourront vendre collectivement, peser avec transparence, trier et emballer correctement les denrées. Cela permettra non seulement une meilleure maîtrise des circuits de distribution, mais aussi une amélioration des revenus et un accès facilité aux crédits de campagne.

Un projet en marche, des résultats tangibles

Sur les 40 marchés de la phase pilote, 17 sont déjà achevés et équipés. La cérémonie officielle de remise des premiers marchés s’est tenue le 28 février 2025 à Daboré (Divo), en présence du Premier ministre Robert Beugré Mambé. L’État finance intégralement cette première phase, témoignant de sa volonté politique de faire des marchés de proximité un outil durable de lutte contre la vie chère.

Un avenir prometteur pour la production vivrière

Ces marchés devraient non seulement dynamiser la production vivrière dans les zones rurales, mais aussi créer de l’emploi, structurer les acteurs du secteur et instaurer une gestion plus équitable des flux commerciaux.

À travers cette initiative, la Côte d’Ivoire pose les bases solides d’un système alimentaire plus résilient et mieux connecté.
Défis et Perspectives

Des obstacles persistent, notamment en matière de foncier, de financement, de logistique de suivi et de formation des acteurs. Le gouvernement prévoit donc d’achever la phase pilote, de lancer la seconde phase et de mettre en place un cadre réglementaire pour encadrer les marchés. Le renforcement des capacités des comités de gestion est aussi une priorité.

Le ministère du Commerce et de l’Industrie invite la population à s’approprier ces infrastructures pour en assurer la durabilité et contribuer pleinement au développement local.

Baikoro Aboubakar

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