Le 2ᵉ Symposium annuel du projet GRI Organisée par l’African Centre for Technology Studies (ACTS), en partenariat avec le CRDI, le FONSTI et le Consortium SGCI, a refermé ses portes, ce mercredi 30 juillet 2025, à L’hôtel Azalaï,d’Abidjan/Marcory.

Cette rencontre a réuni des experts venus de toute l’Afrique autour du thème : “Construire des ponts entre science, politique et innovation”.
Dès l’ouverture, Dr. Agnes Lutomiah (ACTS) a donné le ton en appelant à transformer les réflexions en actions durables : « Nous ne devons plus produire des connaissances pour les archives, mais pour l’impact réel sur nos communautés. »
Le Professeur Tom Ogada, figure de l’ACTS, a marqué les esprits avec une communication sur la co-création des savoirs. « L’université, l’industrie et l’État doivent marcher ensemble. L’Afrique ne peut innover seule dans ses silos », a-t-il plaidé.

Un panel de haut niveau, animé par Pr. Almamy Konte, a ensuite rassemblé des experts du Sénégal, du Botswana, de Tanzanie et de Côte d’Ivoire sur la gestion des projets de recherche. Les expériences partagées ont confirmé la capacité de la recherche africaine à produire des solutions concrètes et reproductibles pour relever les défis du continent.
La session stratégique animée par Dr. Lutomiah a mis l’accent sur la durabilité des initiatives. « Nos projets doivent s’inscrire dans les politiques publiques nationales pour survivre et impacter sur le long terme », a-t-elle insisté.

La cérémonie de clôture a été ponctuée par les interventions de M. Souleymane Thiam (CRDI), Pr. Nouhou Diaby, M. Samson Kwabla Dotse (Consortium GRI) et Dr. Yaya Sangaré (FONSTI). Tous ont salué la qualité des échanges et l’engagement collectif pour renforcer les écosystèmes africains de recherche et d’innovation.
Au-delà des discours, ce symposium a dégagé des pistes concrètes pour mieux arrimer science, décision publique et innovation face aux enjeux majeurs que sont le changement climatique, la sécurité alimentaire, l’équité sociale et le développement durable.

« Nous sortons d’Abidjan avec une feuille de route claire : rendre la science africaine utile, audible et connectée aux réalités politiques », a résumé Pr. Ogada.
En signe de reconnaissance, des attestations et présents symboliques ont été remis aux participants. Un geste qui a scellé l’esprit de collaboration et de partage qui a animé ces trois jours de travaux.



Le pari est de faire du GRI un levier stratégique pour une Afrique inclusive et tournée vers un avenir durable. Rendez-vous a été pris pour la prochaine édition, avec la promesse d’un nouvel élan scientifique au service du continent.
Josué Koffi

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