JNCC 2026 : Ando Dorothée, de la plantation à la transformation, les Amazones veulent franchir un nouveau cap
Dans les allées du Parc des Expositions d’Abidjan-Port-Bouët, le cacao ivoirien ne se présente plus seulement sous la forme de fèves. À la 10ᵉ édition...
Côte d’Ivoire : le gouvernement accélère vers l’administration « zéro papier » à l’horizon 2030
Finies, à terme, les longues files d’attente, les dossiers qui s’empilent et les mêmes pièces réclamées plusieurs fois. La Côte d’Ivoire veut désormais changer en...
JNCC 2026 : la Côte d’Ivoire veut préparer la relève de sa cacaoculture
Après Trois jours d’échanges, de rencontres, de découvertes et de réflexions autour de l’avenir du cacao ivoirien. Les lampions de La 10ᵉ édition des Journées...
Vol par effraction : le siège de la COVICI cambriolé et saccagé pour la deuxième fois en neuf mois
Le siège de la Confédération des Organisations de Victimes des Crises Ivoiriennes (COVICI), situé à Cocody II Plateaux, a de nouveau été la cible de...
West Africa LPG Expo : Corlay Côte d’Ivoire au cœur des enjeux du boom du GPL en Afrique de l’Ouest
Le gaz butane change progressivement de statut en Côte d’Ivoire. Longtemps considéré comme une simple énergie de substitution dans les ménages, le gaz de pétrole...
Action humanitaire: L’Association Noblesse au chevet des patients atteints d’insuffisance rénale
L’Association noblesse Internationale a mené une importante action de solidarité en faveur des patients atteints d’insuffisance rénale, au Centre national de prévention et de traitement...
West Africa LPG Expo : la Côte d’Ivoire franchit le cap des 749 000 tonnes et séduit les investisseurs
le boom du GPL aiguise l’appétit des investisseurs au 7e West Africa LPG Expo. Le gaz butane n’est plus seulement une énergie de substitution dans...
Politique : Qui fait quoi réellement au sein du PDCI-RDA ?
L’Honorable AMANKOU Jean-Michel, alors Secrétaire Exécutif chargé des Élections, avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Il dénonçait un fonctionnement dans lequel les prérogatives des uns...
Côte d’Ivoire – Blanchiment des capitaux : « L’argent sale fragilise l’économie et les institutions » (Prof. Prao Yao Séraphin)
À l'initiative de la société civile l’africanisme, une conférence débat s’est déroulée le samedi 29 août 2026, à l’Hôtel Tiama d’Abidjan, sur le blanchiment des capitaux. Le Professeur PRAO Yao Séraphin a participé à ce grand panel. Dans cette interview accordée aux quotidiens ivoiriens, il revient sur les conséquences du blanchiment des capitaux, les secteurs à risque et l’inscription de la côte d’ivoire sur la liste grise du GAFI (Groupe d'action financière). Question 1 : Bonjour professer PRAO Yao Séraphin. Pouvez-vous nous définir le blanchiment des capitaux? Réponse : Le blanchiment des capitaux consiste à traiter les actifs provenant d'activités criminelles de manière à en dissimuler l'origine illicite. Juridiquement, le blanchiment de capitaux est défini comme étant l’infraction constituée par un ou plusieurs des agissements énumérés ci-après, commis intentionnellement, à savoir : - la conversion ou le transfert de biens, par toute personne qui sait ou aurait dû savoir que ces biens proviennent d’un crime ou délit ou d’une participation à un crime ou à un délit, , tels que définis par les législations nationales des États membres ou d’une participation à ce crime ou délit, dans le but de dissimuler ou de déguiser l’origine illicite desdits biens ou d’aider toute personne impliquée dans la commission de ce crime ou délit à échapper aux conséquences juridiques de ses actes ; – la dissimulation ou le déguisement de la nature, de l’origine, de l’emplacement, de la disposition, du mouvement ou de la propriété réelle de biens ou de droits y relatifs par toute personne qui sait ou aurait dû savoir que ces biens proviennent d’un crime ou délit ou d’une participation à un crime ou à un délit, tels que définis par les législations nationales des États membres ou d’une participation à un crime ou délit ; – l’acquisition, la détention ou l’utilisation de biens dont celui qui s’y livre, sait ou aurait dû savoir, au moment de la réception desdits biens, qu’ils proviennent d’un crime ou d’un délit, tels que définis par les législations nationales des États membres ou d’une participation à un crime ou délit ; – la participation à l’un des actes visés aux points précédents, le fait de s’associer pour le commettre, de tenter de le commettre, d’aider ou d’inciter quelqu’un à le commettre ou de le conseiller, à cet effet, ou de faciliter l’exécution d’un tel acte.Il y a blanchiment de capitaux, même si cet acte est commis par l’auteur de l’infraction ayant procuré les biens à blanchir. Il y a également blanchiment de capitaux, même si les activités qui sont à l’origine des biens à blanchir sont exercées sur le territoire d’un autre Etat membre ou celui d’un Etat tiers. Question 2 : Comment ça se déroule dans la pratique? Réponse : Le blanchiment de capitaux suit classiquement un processus séquentiel en trois étapes principales : le placement, l'empilement (ou stratification) et l'intégration. La première étape est le placement qui consiste à introduire l'argent d'origine illicite (souvent en espèces) dans le circuit financier ou économique légitime. Cela se fait à travers des dépôts bancaires fractionnés (schtroumpfage), mélange d'espèces avec les recettes d'un commerce physique légitime (restaurants, bars), ou achat d'actifs de valeur. L’objectif est d’éloigner physiquement les fonds de leur source criminelle initiale pour réduire l'encombrement des liquidités. La seconde étape est l’empilement qui consiste à multiplier les transactions financières complexes pour brouiller les pistes et obscurcir la traçabilité des fonds. Les méthodes courantes sont les virements successifs entre de multiples comptes nationaux et internationaux, recours à des sociétés écrans ou conversion rapide d'actifs (comme l'achat-vente d'or, d'œuvres d'art ou de cryptomonnaies). Cela permet de rompre le lien direct entre l'argent et l'infraction d'origine en créant un labyrinthe financier difficile à auditer. La troisième est l’intégration ou recyclage qui consiste à réintroduire l’argent nettoyé dans l'économie légale sous une apparence de fonds tout à fait légitimes. Elle se manifeste par des investissements dans l'immobilier de prestige, prises de participation dans des entreprises, octroi de faux prêts aux dirigeants ou versement de dividendes. Ainsi, les criminels arrivent à jouir de ses biens publiquement sans attirer l'attention des autorités de régulation ou fiscales. Question 3: Quels sont les enjeux économiques du blanchiment des capitaux en Côte d’Ivoire? Réponse : Le blanchiment de capitaux en Côte d'Ivoire fragilise la stabilité macroéconomique et fausse la concurrence loyale au détriment des entreprises formelles. En premier lieu, la distorsion des marchés et de l'immobilier. Le blanchiment crée une hausse artificielle des prix car l'injection d'argent illicite dans des secteurs comme l'immobilier ou la grande distribution crée une inflation artificielle. En effet, l’argent en circulation est très élevé par rapport à ce qu’il faut pour acheter les biens et services. En plus, le blanchiment crée une concurrence déloyale car les entreprises financées par des fonds blanchis n'ont pas besoin de rentabilité classique, ce qui pénalise les PME et les acteurs économiques honnêtes. Les entreprises qui servent à blanchir de l'argent peuvent pratiquer des prix anormalement bas, pénalisant les sociétés respectueuses des lois. En second lieu, la fragilisation du secteur financier. Le blanchiment peut engendrer un risque de réputation et de liquidité. En effet, les banques et institutions financières ivoiriennes exposées aux flux clandestins subissent des risques accrus de sanctions internationales et de perte de confiance. Un système financier perçu comme poreux expose les banques ivoiriennes à des sanctions internationales ou à la perte de correspondants bancaires étrangers. Dans un tel système, on constate le plus souvent un détournement de l'épargne car les circuits informels et illicites captent des ressources qui échappent au financement productif de l'économie réelle. En troisième lieu, un impact négatif sur les finances publiques. Le blanchiment des capitaux engendre un manque à gagner fiscal. En effet, la fraude et les flux non tracés réduisent les recettes fiscales de l'État, limitant sa capacité à investir dans les infrastructures et les services de base. En clair, les flux financiers occultes échappent à l'impôt, réduisant les ressources financières de l'État pour ses projets de développement. Question 4: Quelles sont les conséquences du blanchiment des capitaux en matière de gouvernance en Côte d’Ivoire? Réponse : Le blanchiment des capitaux affaiblit les institutions, favorise la corruption et réduit l'efficacité de l'État de droit en Côte d'Ivoire. Premièrement, on a un affaiblissement de l'État de droit et des institutions. Cela se manifeste par une propagation de la corruption car l'argent sale sert souvent à corrompre des agents publics et des décideurs, ce qui fragilise l'intégrité de l'administration. En outre, les citoyens perdent confiance dans les institutions publiques et le système judiciaire lorsque l'impunité semble protéger les auteurs de crimes économiques. Bien plus, cela engendre une distorsion de l'action publique car les priorités de l'État peuvent être détournées pour servir les intérêts de réseaux criminels influents. Deuxièmement, un impact sur l'économie et la régulation. Le blanchiment des capitaux crée une concurrence déloyale car les entreprises aux mains de réseaux de blanchiment faussent le marché grâce à des fonds illicites. En outre, il crée une certaine inefficacité de la réglementation. En effet, les contrôles financiers et administratifs sont contournés, ce qui détériore la stabilité du secteur financier. Par-dessus tout, les défaillances constatées (comme l'inscription sur la liste grise du Groupe d'Action Financière en 2024) nuisent à l'attractivité du pays pour les investisseurs étrangers. Question 5: Quels sont les conséquences du blanchiment des capitaux en Côte d’Ivoire? Réponse : Le blanchiment de capitaux en Côte d'Ivoire fragilise l'économie nationale, perturbe le système financier et expose le pays à des sanctions internationales. ...
Filière Cacao : le prix bord champ maintenu à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027
Les producteurs ivoiriens de cacao connaissent désormais le prix auquel ils pourront vendre leur production pour la nouvelle campagne. Le gouvernement a fixé, mardi 1er...
