L’Honorable AMANKOU Jean-Michel, alors Secrétaire Exécutif chargé des Élections, avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Il dénonçait un fonctionnement dans lequel les prérogatives des uns sont régulièrement piétinées par les autres, où chacun semble pouvoir s’arroger des compétences qui ne lui sont pas dévolues, créant ainsi une confusion permanente au sommet du Parti.

À force de laisser chacun intervenir dans le domaine de l’autre, on finit par installer le désordre institutionnel. Et lorsque les responsabilités deviennent floues, plus personne ne sait véritablement qui est responsable de quoi, qui décide, qui exécute et qui rend compte.
Face à ce fonctionnement qu’il jugeait bancal, l’Honorable AMANKOU Jean-Michel avait eu le courage de poser un acte politique fort : présenter sa démission pour dénoncer un système qui fragilise l’organisation et brouille l’autorité des structures régulièrement établies.
Aujourd’hui, certains faits et certaines initiatives semblent, petit à petit, donner raison aux inquiétudes qu’il avait exprimées.


On peut partager ou ne pas partager sa démarche. Mais une vérité demeure : lui n’est pas resté silencieux. Il a dénoncé. Il a alerté. Et il a accepté d’en tirer personnellement les conséquences.
Un grand Parti ne peut durablement fonctionner dans la confusion des rôles et le chevauchement des responsabilités.
Le PDCI-RDA a besoin de clarté, de discipline, du respect des textes et surtout du respect des prérogatives de chacun.
Car lorsqu’un Parti ne sait plus clairement qui fait quoi, ce n’est pas seulement son organisation qui est en difficulté : c’est son efficacité politique et sa crédibilité qui sont en jeu.

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