Au-delà des perspectives diplomatiques et économiques, le rapprochement entre la Côte d’Ivoire et l’Algérie pourrait ouvrir un nouveau champ de coopération : la lutte contre le terrorisme.
Pour Abidjan, confrontée depuis 2021 à des incursions djihadistes dans sa région septentrionale, l’expérience algérienne constitue une référence africaine de premier plan.

Dans les années 1990, l’Algérie a affronté l’une des plus violentes campagnes terroristes du continent. Le Groupe islamique armé (GIA), responsable de massacres de civils, d’attentats et d’assassinats ciblés, avait plongé le pays dans une décennie de violences.
Grâce à une stratégie combinant modernisation des forces de sécurité, renforcement du renseignement, contrôle des frontières, coopération internationale et politique de réconciliation nationale, Alger est progressivement parvenue à démanteler les principaux réseaux terroristes et à rétablir la stabilité.
Cette expérience est aujourd’hui largement étudiée dans les milieux spécialisés. Expertise présente un intérêt particulier pour les États côtiers d’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo et le Ghana, confrontés à l’expansion des groupes armés venus du Sahel. Le cas du Mali illustre d’ailleurs le poids stratégique d’Alger.
Après une période de fortes tensions diplomatiques ayant conduit Bamako à prendre ses distances avec son voisin, les autorités maliennes ont finalement décidé, en juillet 2026, de rétablir pleinement leurs relations avec l’Algérie en renvoyant leur ambassadeur à Alger et en rouvrant leur espace aérien aux appareils algériens.
Un choix qui traduit la reconnaissance du rôle incontournable de l’Algérie dans la stabilité sahélienne et dans la lutte contre le terrorisme.
Dans ce contexte régional, le partenariat ivoiro-algérien pourrait utilement intégrer un important volet sécuritaire, au bénéfice de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest.
F.Y.K

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