Un appel à des élections inclusives et apaisées
Le Mouvement des Démocrates de Côte d’Ivoire (LDCI) a organisé son traditionnel déjeuner du nouvel an, le dimanche 9 février 2025, à Bingerville. Cet événement, qui visait à remercier la presse pour sa couverture des activités du mouvement et à renforcer la collaboration avec les médias, a été l’occasion pour le président du LDCI, le professeur Séraphin Prao, de livrer sa lecture de la situation politique actuelle en Côte d’Ivoire.

Dans son intervention, Séraphin Prao a insisté sur la nécessité d’organiser une élection présidentielle pacifique, équitable et ouverte à tous. « Par ma voix, le mouvement LDCI adresse en cette nouvelle année 2025, année électorale, un message de paix et de cohésion sociale à l’endroit de toute la nation. Nous faisons à la fois un vœu pour des élections apaisées, inclusives et transparentes », a-t-il déclaré.

La réhabilitation de Gbagbo et Soro, une condition pour la stabilité
Pour Séraphin Prao, la stabilité politique en Côte d’Ivoire passe par la réintégration de l’ancien président Laurent Gbagbo et de l’ex-Premier ministre Guillaume Soro dans le jeu électoral. Il a lancé un appel aux autorités ivoiriennes et à la communauté internationale afin que ces deux figures politiques, ainsi que leurs collaborateurs privés de leurs droits civiques, soient réinscrits sur la liste électorale.

« Nous ne voulons plus revivre les crises du passé. La Côte d’Ivoire ne peut plus être ce pays où, tous les dix ans, des violences éclatent à la veille des élections. Les années 1990, 2000, 2010 et 2020 en sont la preuve. Si nous voulons une élection crédible, nous devons permettre à tous ceux qui aspirent à gouverner de se présenter librement », a-t-il martelé.
La position du LDCI pour la présidentielle
Le leader du LDCI a également levé un coin du voile sur la posture que son mouvement adoptera lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Selon lui, le LDCI ne présentera pas de candidat mais se rangera derrière un candidat de l’opposition.
« Nous annoncerons en temps opportun le nom du candidat que nous soutiendrons. Toutefois, il est évident que nous ne pourrons pas prendre une telle décision si notre appel à l’ouverture du jeu politique n’est pas entendu. Le cas contraire, cela poserait un réel problème pour la crédibilité du scrutin », a-t-il prévenu.
À huit mois de l’échéance présidentielle, cet appel du LDCI vient relancer le débat sur l’exclusion de certains leaders politiques et sur les conditions d’une élection véritablement démocratique en Côte d’Ivoire.
M. D

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