Au lendemain de l’indépendance, sous le leadership politique du père de la Côte d’Ivoire moderne, Félix Houphouët-Boigny, les nominations aux hautes fonctions de l’État obéissaient à une logique d’équilibre régional et ethnique.

Le Président Houphouët-Boigny veillait à associer les cadres issus de l’ensemble des régions du pays à la gouvernance publique et politique.
Cette vision éclairée n’avait rien d’anodin. La Côte d’Ivoire compte plus de soixante-quatre ethnies, et associer les différentes composantes socio-culturelles à la gestion de l’État revenait à valoriser les compétences issues de toutes les régions.
C’est là l’essence même de la « géopolitique » des nominations, telle que pratiquée par le Président Félix Houphouët-Boigny.
Selon cette approche, l’État ne peut à lui seul assurer le développement intégral d’une région ou d’un pays.
La nomination de hautes personnalités,
Présidents d’Institutions, Ministres, Directeurs Généraux, Présidents de Conseils d’Administration, entre autres, contribue significativement au développement local.
Ces personnalités, par leur influence et leur position, favorisent la réalisation d’infrastructures socio-économiques et de projets sociaux ayant un impact direct sur le bien-être des populations, à travers toutes les couches de la société.
Aujourd’hui, à ces personnalités étatiques s’ajoutent les mutuelles, les fondations, les leaders de la société civile et d’autres acteurs sociaux qui, grâce à leurs relations avec des partenaires techniques et financiers nationaux et internationaux, participent, à leur niveau, au développement local.
Les différents successeurs du Président Félix Houphouët-Boigny ont, dans l’ensemble, adopté cette géopolitique des nominations comme méthode de gouvernance, avec pour objectif de stimuler le développement équilibré des régions.
Cette démarche permet à chaque région et à chaque ethnie de se sentir valorisée au plan national.
Voir émerger une ou plusieurs personnalités influentes issues de sa région ou de son groupe socio-culturel constitue un facteur de fierté collective et de cohésion nationale.
Certaines personnalités, de par les fonctions qu’elles ont occupées, ont marqué positivement et durablement leurs localités.
À titre d’exemple, l’ex-Président du Conseil d’Administration du groupe CIE-SODECI, Marcel Zadi KESSI le doyen feu Abdoulaye DIALLO, ancien chargé de mission auprès du Président Félix Houphouët-Boigny, ont contribué de manière significative au développement de leur région.
Les exemples en la matière sont nombreux.
En définitive, chacun, à son niveau, peut contribuer au développement local, dont les retombées positives participent au développement national.
C’est pourquoi les nominations aux hautes fonctions de l’État devraient intégrer des critères essentiels tels que l’humanisme, la générosité, le sens social et l’engagement réel envers les populations.

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