L’Amicale des femmes greffiers de Côte d’Ivoire (AFGCI) a donné, lundi 25 novembre 2024, le coup d’envoi de la 4ᵉ édition de la semaine de la femme greffière, dans la petite salle d’audience de la Cour d’appel d’Abidjan-Plateau. Sous le thème évocateur: «Compétence féminine, gage d’excellence », cet événement se veut un espace de valorisation et de formation pour ces professionnelles du droit.

La présidente de l’AFGCI, Me Sylvie Yaké épouse Silué, a exhorté ses consœurs à se surpasser et à saisir les opportunités qui leur sont offertes. « Il nous faut être à la hauteur, savoir ce que nous devons faire et ce que nous ne devons pas faire. Il faut rêver de toucher la plus haute marche de votre corporation », a-t-elle insisté.
Dans un métier perçu comme méconnu malgré sa noblesse, elle a rappelé l’importance capitale du greffier dans l’administration de la justice.« Le greffier, maître de la procédure, assiste le Magistrat dans ses activités juridictionnelles. Il délivre des actes essentiels tels que la grosse ou le certificat de nationalité, et joue un rôle clé dans la gestion des finances des juridictions. Pourtant, cette fonction demeure sous-estimée, et c’est à nous, femmes greffiers, de démontrer notre valeur », a affirmé Me Yaké.

Une marraine inspirante et des outils pour briller
L’ex-ministre Euphrasie Yao, marraine de cette édition, représentée par Mme Yakiéma Diabaté Kouyaté, directrice générale de Dynamic Technology, a invité les participantes à rejoindre le Compendium des compétences féminines, une plateforme dédiée à la valorisation des femmes dans tous les secteurs d’activité.

Dans cette quête d’excellence, l’AFGCI a également mis l’accent sur la formation. Des sessions axées sur le leadership et le développement personnel seront animées par des expertes en coaching et l’association internationale Toastmasters.
Cette démarche vise à renforcer les capacités des femmes greffiers afin qu’elles puissent « assumer leur fonction avec brio et ne jamais baisser la tête devant les défis professionnels », selon les propos de la présidente.

Vers une représentation accrue
L’un des défis majeurs évoqués est le faible nombre de femmes occupant des postes de greffiers en chef : seulement 6 sur 46. « Pour inverser cette tendance, il est impératif que les femmes greffiers acceptent de se former malgré les multiples tâches qui leur incombent. Les compétences acquises par la formation sont le levier d’une représentation accrue aux postes de décision », a souligné Me Yaké.

Cette semaine riche en activités se positionne comme une étape cruciale dans la lutte pour la reconnaissance et l’épanouissement des femmes greffiers en Côte d’Ivoire.


Une belle opportunité pour ces femmes de redéfinir leur rôle au sein de la justice et dans la société.
Josué Koffi

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