SIREXE 2024 : Vers une révolution de l’artisanat minier africain

Read Time:2 Minute, 24 Second

Le Salon International des Ressources Extractives et Énergétiques (SIREXE 2024), qui s’est ouvert le mercredi 27 novembre 2024, au Parc des Expositions de Port-Bouët, s’annonce comme un tournant décisif pour l’industrie minière artisanale en Afrique.

Soro Oumar, président de la Fédération Africaine des Artisans Miniers (FAAM), voit en cet événement une occasion unique de repositionner l’artisanat minier comme un modèle d’organisation et de stabilité économique.« C’est la première fois que nous réunissons les secteurs de l’énergie, du pétrole et des mines pour parler d’une même voix. Cette interconnexion est essentielle pour le développement harmonieux de notre continent », a-t-il affirmé lors de son intervention.

En effet, les artisans miniers, souvent marginalisés, trouvent ici une tribune pour démontrer leur potentiel économique et social.

Une mobilisation panafricaine inédite

Pour cette première édition, la FAAM a attiré des délégations de plusieurs pays africains, notamment le Bénin, le Mali, le Burkina Faso, la Guinée-Conakry, et l’Algérie. Bien que physiquement absent, le Gabon a également apporté son soutien. La République Centrafricaine, quant à elle, participe avec l’objectif de bénéficier d’un accompagnement pour structurer son système minier.« Ce salon est l’occasion de tisser des partenariats solides entre les acteurs et les gouvernants. Il s’agit aussi de valoriser la petite mine, souvent critiquée pour ses impacts négatifs, mais rarement reconnue pour son rôle crucial dans l’économie locale », a souligné Soro Oumar.

L’artisanat minier : un pilier économique en devenir

Avec un film institutionnel à l’appui, la FAAM mettra en lumière un exemple de site artisanal structuré, employant plus de 3 000 personnes, pour démontrer qu’une mine artisanale peut être à la fois rentable, respectueuse des normes sociales et environnementales. « La petite mine représente une source directe de PIB. Cependant, elle doit être encadrée pour être durable et éviter l’exploitation clandestine qui nuit à tous : opérateurs, environnement et populations », a martelé M. Soro.

Une fédération au service de l’Afrique

La FAAM, qui regroupe diverses organisations partenaires à travers le continent, agit comme un pont entre les acteurs de terrain et les décideurs politiques. En collaborant avec des institutions telles que la Chambre des Mines du Mali ou des associations burkinabées, elle entend promouvoir une régulation stricte et des politiques adaptées aux réalités du secteur.

Des attentes fortes pour l’avenir

Au-delà des retombées immédiates, la FAAM espère que le SIREXE permettra d’élargir son réseau, de sensibiliser davantage les autorités et de poser les bases d’une petite mine structurée, rentable et tournée vers le développement durable. « Ce salon marque un tournant important. Les synergies créées ici pourraient propulser l’Afrique vers une meilleure valorisation de ses ressources naturelles pour le bien commun », a conclu Soro Oumar.

Josué Koffi

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous post SIREXE 2024 : La Côte d’Ivoire au Cœur de l’Avenir des Ressources Extractives et Énergétiques
Next post Présidentielles 2025: le PDR lance un appel au grand rassemblement politique