Du 13 au 20 septembre 2026, les députés du Groupe parlementaire RHDP sont allés à la rencontre des populations du Gontougo, du Sud-Comoé, du Gbêkê, de la Mé et du Kabadougou. Ils y ont restitué les travaux de la première session ordinaire de l’année.

Avec ces cinq étapes, le nombre de régions visitées passe de 17 à 22. La démarche reste inchangée : retourner auprès des mandants, leur expliquer les textes adoptés et recueillir leurs préoccupations pour nourrir le travail des élus.
Lors de la première session ordinaire de 2026, l’Assemblée nationale a examiné 27 projets de loi. Selon les localités, les délégations en ont présenté une dizaine jugés d’intérêt direct pour les citoyens : le Plan national de développement (PND) 2026-2030, l’économie sociale et solidaire, les PME et ETI, le foncier rural, l’amélioration génétique animale, ainsi que plusieurs réformes économiques et sociales.

Les 13 et 14 septembre, à Bondoukou, la délégation était conduite par Ouattara Brahima, vice-président de l’Assemblée nationale et député d’Abobo. Elle comprenait Coulibaly Sita, députée de San-Pedro, et Koné Yacouba, député de Séguéla.
La première journée a été consacrée aux civilités. Les parlementaires ont été reçus par Nanan Bibi II, chef de la province de Binango, puis par le Grand Imam de Bondoukou, Timité Ismaël, et enfin par le préfet de région, également préfet du département.
Le lendemain, à la mairie, dix textes ont été expliqués aux participants. Les échanges ont surtout porté sur le quotidien des habitants. « L’important des préoccupations, c’est l’eau, c’est la route, c’est la santé », a résumé l’un des élus, qui a aussi évoqué les difficultés d’écoulement des productions agricoles.

Les populations ont également signalé l’électrification de certaines localités, le déficit d’enseignants et de logements pour ces derniers, ainsi que le souhait de voir des collèges de proximité transformés en lycées.
L’orpaillage illégal a aussi été abordé. Koffi Mouroufié Patrice a invité les jeunes désireux de travailler dans le secteur minier à passer par les voies légales et à se rapprocher des services du ministère des Mines.
La délégation a en outre exposé les orientations du PND 2026-2030 pour le Gontougo : infrastructures routières, électrification, eau et développement agro-industriel. La visite du Lycée des jeunes filles, encore en chantier, et de l’Université de Bondoukou a clôturé l’étape.
Du 14 au 16 septembre, la mission a sillonné le Sud-Comoé, avec des haltes à Tiapoum, Aboisso, Adiaké et Grand-Bassam. Elle était menée par Khaïba Lambert, vice-président du Groupe parlementaire RHDP et député de Toulepleu.
Les députés ont notamment exposé le foncier rural, l’économie sociale et solidaire, l’amélioration génétique animale, les PME et ETI et le PND 2026-2030. Les filières hévéa, palmier à huile et coco ont également été abordées, de même que les réformes des régimes de retraite de la CNPS et de la CGRAE.
Les rencontres ont réuni des représentants de mutuelles de développement, de coopératives et d’organisations de la société civile, ainsi que des habitants des différentes localités.
Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, Dr Aka Aouélé, plusieurs cadres et des représentants du corps préfectoral ont accompagné l’initiative. Les députés de la région, Kassi Ahoubé Joséphine, Seriba Coulibaly, Kouao Djadji et Kakou Brou, y ont pris part aux côtés de collègues venus d’autres circonscriptions.

Du 16 au 18 septembre, la délégation du Gbêkê était dirigée par Diarra Cédric Tidiane, vice-président de l’Assemblée nationale, aux côtés des députés de la région. À Bouaké, il a rappelé le sens de l’exercice. « Une restitution parlementaire, ce n’est pas juste venir réciter les lois qui ont été votées, mais c’est l’occasion d’expliquer les lois examinées et de recueillir les préoccupations de nos concitoyens », a-t-il déclaré.
Les députés Fatoumata Traoré Diop, Béma Fofana, Silué Pégabila et René Koumoin ont présenté une dizaine de textes, dont le PND 2026-2030, l’Observatoire national de la détention et l’économie sociale et solidaire.
Le PND prévoit 114 838,5 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans. Les participants ont pu échanger sur la portée de ces textes et exprimer leurs attentes.
La Mé a reçu la délégation du 17 au 19 septembre. Conduite par Léon Kakou Adom, elle était composée de Lopko Brahima et de Mabiba Barro. L’étape s’est tenue dans la région d’origine de Patrick Jérôme Achi, Président de l’Assemblée nationale et député d’Adzopé.
Une dizaine de projets de loi ont été exposés : le PND 2026-2030, l’Observatoire national de la détention, l’économie sociale et solidaire, la biologie médicale, l’amélioration génétique animale et la politique nationale en faveur des PME et ETI. Sont aussi passés en revue les textes relatifs aux assurances applicables aux constructions, à la répression des infractions prévues par les actes uniformes de l’OHADA, au Protocole africain sur les droits des personnes handicapées et à la Banque africaine de l’énergie.
Ces échanges ont permis de recueillir les préoccupations des participants et de confronter les dispositions législatives aux réalités locales.
Le 17 septembre, à Marcory, les députés Monney Georges Yves et Cissé Tiémoko ont tenu une séance consacrée aux travaux de la première session ordinaire.
Laurent Tchagba, député de Marcory et coordonnateur principal du RHDP dans la commune, présidait la rencontre. Il a insisté sur la transparence, la redevabilité et la proximité. Selon lui, le mandat confié aux élus les oblige à rendre compte de leur travail au Parlement et à rester à l’écoute des citoyens.
Dernière étape de cette séquence, le Kabadougou a accueilli la délégation du 18 au 20 septembre. Elle était conduite par Kouassi Marie Virginie, vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée-maire de Rubino, et par Sidibé Daouda, député d’Abobo.
À Odienné, les parlementaires ont visité l’Université, le Lycée d’excellence des jeunes, la Cité de traitement des eaux usées et le CHR. Cette étape a ainsi associé l’information parlementaire à l’observation directe d’infrastructures qui contribuent au développement local et aux services rendus aux populations.
D’une région à l’autre, les textes ont été confrontés aux réalités de chaque territoire. Eau potable, routes, santé, éducation, agriculture, électrification, infrastructures et emploi sont les sujets qui reviennent le plus souvent dans les préoccupations remontées aux élus.
Deux points à vérifier avant publication : le montant du PND (114 838,5 milliards de FCFA), qui me paraît très élevé, et l’auteur de la citation sur l’eau, la route, la santé à Bondoukou, que le texte source attribue seulement aux élus.

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