Derrière les sites d’extraction clandestine d’or, ce sont des terres qui se dégradent, des cours d’eau qui se polluent et des communautés qui voient leurs conditions de vie progressivement fragilisées. Face à cette situation, la Plateforme Pays de l’Hospitalité appelle à maintenir la mobilisation contre l’orpaillage illégal, tout en saluant les actions engagées par le gouvernement ivoirien.
Dans une interview accordée à un organe de presse, jeudi 17 septembre 2026, Ibo François, président de la Plateforme Pays de l’Hospitalité, a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences de l’exploitation clandestine de l’or.
Pour lui, le phénomène ne saurait être réduit à une simple question d’exploitation minière. La destruction des terres, la pollution des cours d’eau et les risques pesant sur les activités agricoles constituent, selon lui, autant de signaux qui doivent interpeller les pouvoirs publics et les populations.
« L’orpaillage illégal ne détruit pas seulement notre écosystème naturel, il change le cours de notre histoire », souligne Ibo François.
Protéger les générations futures
Le président de la Plateforme Pays de l’Hospitalité insiste également sur les conséquences à long terme de cette activité. La disparition progressive de certaines ressources naturelles pourrait, estime-t-il, affecter durablement les communautés et réduire les possibilités offertes aux générations futures.
Cette préoccupation place la protection de l’environnement au cœur de son plaidoyer. Pour Ibo François, préserver les terres et les cours d’eau relève désormais d’une responsabilité collective.
Soutien aux actions du gouvernement
S’agissant de la réponse des autorités, le président de la Plateforme Pays de l’Hospitalité salue les opérations menées contre les activités clandestines ainsi que les initiatives visant à protéger les ressources naturelles et les populations.
Il appelle toutefois à inscrire cette lutte dans la durée. Aux opérations de contrôle doivent, selon lui, s’ajouter la sensibilisation, la prévention et l’accompagnement des communautés concernées.
Des alternatives pour les populations
Dans cette bataille, la société civile doit également jouer sa partition, estime Ibo François. Elle peut contribuer à sensibiliser les populations, particulièrement les jeunes, sur les conséquences de l’exploitation illégale des ressources naturelles.
La recherche d’alternatives économiques apparaît, à ses yeux, tout aussi nécessaire. Offrir d’autres moyens de subsistance aux populations concernées permettrait de compléter les mesures de contrôle et de prévention.
Un engagement pour la cohésion sociale
Au-delà de la question environnementale, Ibo François réaffirme l’engagement de la Plateforme Pays de l’Hospitalité en faveur de la paix et de la cohésion sociale.
« Nous devons préserver nos terres, nos cours d’eau et nos ressources naturelles pour les générations futures », insiste-t-il, tout en renouvelant son soutien aux efforts du gouvernement ivoirien pour éradiquer l’orpaillage illégal.
Pour la Plateforme Pays de l’Hospitalité, le combat ne se limite donc pas à fermer des sites clandestins. Il s’agit aussi de préserver un patrimoine naturel dont dépend une partie de l’avenir des communautés ivoiriennes.
Josué Koffi


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