Ressources animales et halieutiques : un levier stratégique pour l’économie ivoirienne

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Un secteur au potentiel économique colossal
Le secteur des ressources animales et halieutiques en Côte d’Ivoire constitue un véritable levier de croissance pour l’économie nationale. Lors des « Rendez-vous du Gouvernement », une tribune du Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG), le ministre Sidi Tiémoko Touré a mis en lumière les nombreuses opportunités d’investissement dans ce domaine.

Selon lui, la production de viande génère déjà un chiffre d’affaires de 268 milliards FCFA, tandis que la filière laitière représente un marché de 54 milliards FCFA. L’aquaculture, pour sa part, affiche un potentiel impressionnant de 586 milliards FCFA, incluant la production de poissons et d’intrants.

En ce qui concerne la pêche, le renouvellement de la flotte artisanale et la modernisation des engins de pêche pourraient générer un chiffre d’affaires de 14 milliards FCFA.

Un catalyseur pour l’emploi et le développement rural


Avec plus de 700 000 emplois générés, ce secteur joue un rôle clé dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.

Entre 2016 et 2021, sa contribution au PIB agricole est passée de 4,5 % à 6 %, illustrant sa montée en puissance dans l’économie nationale. Cette progression résulte de plusieurs initiatives gouvernementales visant à améliorer la productivité et la modernisation des infrastructures de production.

La construction de nouvelles fermes aquacoles et la mise en place de programmes de formation pour les acteurs du secteur ont également contribué à ce dynamisme.

Un appel à un engagement collectif pour la durabilité

Conscient des défis environnementaux et économiques, Sidi Tiémoko Touré a appelé à une mobilisation générale pour garantir la durabilité des filières animales et halieutiques.

Il a souligné la nécessité d’une coopération étroite entre l’État, le secteur privé et les acteurs locaux. L’objectif est d’assurer la sécurité alimentaire du pays tout en favorisant une production responsable et respectueuse de l’environnement.

L’exploitation intensive des ressources halieutiques a entraîné une baisse des stocks de poissons, mettant en péril les moyens de subsistance de nombreux pêcheurs.

Pour y remédier, le gouvernement a mis en place des mesures de protection, telles que la délimitation de zones de pêche réglementées et la promotion de pratiques de pêche durable.

Vers une souveraineté alimentaire renforcée


Le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de réduire la dépendance aux importations et de renforcer la production locale. Un programme d’accélération de la souveraineté alimentaire en produits animaux et halieutiques sera mis en place pour la période 2025-2027.

Ce projet vise à créer un cadre propice aux investissements privés et à moderniser les infrastructures existantes. En collaboration avec les institutions financières, des lignes de crédit seront accordées aux petits exploitants pour favoriser l’acquisition d’équipements modernes et augmenter leur productivité.

Face aux enjeux liés au changement climatique et à la compétition internationale, la Côte d’Ivoire entend faire des ressources animales et halieutiques un pilier central de son économie. Le défi est de taille, mais avec une volonté politique affirmée et une implication collective, le pays peut atteindre une souveraineté alimentaire durable et prospère.

Josué Koffi

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