La Côte d’Ivoire a franchi une étape historique dans la lutte contre le changement climatique. En recevant un second paiement carbone de 15 millions de dollars de la Banque mondiale, le pays devient le premier en Afrique et le deuxième dans le monde, après le Vietnam, à exécuter pleinement un contrat d’achat de réductions d’émissions carbone. L’annonce a été faite le mardi 17 juin 2025 à Abidjan, par Jacques Konan Assahoré, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique.

« Cet accomplissement est le fruit d’une volonté politique ferme, d’une rigueur technique et d’un travail de terrain remarquable. La Côte d’Ivoire prouve qu’elle est un acteur crédible du marché mondial du carbone », a affirmé le ministre.
Ce second paiement s’inscrit dans le cadre du Projet de Paiement des Réductions d’Émissions (PRE) autour du parc national de Taï, soutenu par le Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF) de la Banque mondiale. Il récompense la réduction effective de 13 millions de tonnes de CO₂ sur la période 2022-2023, grâce à des actions telles que le reboisement, l’agroforesterie et la conservation des forêts.

Ce projet s’appuie sur un contrat de paiement à la performance (ERPA), signé en 2020, qui prévoyait la vente d’au moins 10 millions de tonnes équivalent CO₂ sur la période 2020-2024, contre une enveloppe de 50 millions de dollars. Après un premier décaissement de 35 millions de dollars en 2024, ce second paiement achève l’objectif initial.

« Mieux encore, la Côte d’Ivoire a généré 10 millions de tonnes supplémentaires de crédits carbone, qu’elle pourra vendre sur les marchés volontaires ou intégrer à ses engagements climatiques nationaux », a précisé Jacques Konan Assahoré.

Ces fonds sont redistribués à quelque 30 000 bénéficiaires directs, via Mobile Money et virements bancaires, selon un Plan de Partage des Bénéfices transparent et validé par les parties prenantes. Le ministre a d’ailleurs lancé un appel : « L’argent est disponible. Venez vous faire recenser ! »

Pour cela, les bénéficiaires doivent se munir d’une pièce d’identité valide et d’un compte Mobile Money personnel. Une seconde phase d’enregistrement sera lancée en juillet pour inclure les nouveaux acteurs du projet.
En adhérant dès 2011 au mécanisme REDD+, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans une politique ambitieuse de réduction des émissions liées à la déforestation. Avec la réussite du PRE, elle consolide sa position comme modèle climatique sur le continent.

« Ce succès témoigne de notre capacité à offrir des crédits carbone de haute intégrité : certifiés, traçables, équitables », s’est félicité le ministre, avant de remercier la Banque mondiale pour son appui constant.

« Notre pays a officiellement reçu un deuxième paiement carbone de 15 millions de dollars, récompensant les efforts réalisés sur la période 2022-2023 », a annoncé le Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, M. Assahoré Konan Jacques, lors d’un point de presse tenu le mardi 17 juin 2025, à Noom Hôtel Abidjan.
Ce paiement fait suite à la réduction effective de 13 millions de tonnes de CO₂, rendue possible grâce à la mise en œuvre d’activités de reboisement, d’agroforesterie et de conservation des forêts dans les cinq régions concernées par le projet (Cavally, Gbôklê, Guémon, Nawa et San Pedro).

Avec cette performance, la Côte d’Ivoire devient le premier pays africain et le deuxième au monde, après le Vietnam, à avoir intégralement exécuté un contrat d’achat de réductions d’émissions carbone avec le Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF) de la Banque mondiale.
Selon le Ministre de l’Environnement, la Côte d’Ivoire a généré 10 millions de tonnes de crédits carbone excédentaires, au-delà des engagements contractuels. Ces crédits pourront désormais être valorisés sur les marchés volontaires internationaux, ou utilisés pour atteindre les objectifs climatiques nationaux fixés dans les Contributions Déterminées au niveau National (CDN).
« Au-delà de cette performance contractuelle, c’est la crédibilité climatique de la Côte d’Ivoire qui se voit aujourd’hui consolidée sur la scène internationale », a-t-il ajouté.
Pour rappel, la Côte d’Ivoire avait déjà reçu en juin 2024 un premier paiement de 35 millions de dollars, pour la réduction de 7 millions de tonnes de CO₂ durant la période 2020-2021. Ainsi, les 10 millions de tonnes prévues dans le contrat signé en 2020 ont été pleinement atteintes, puis dépassées. Avec cette opération, ce sont au total 50 millions de dollars, soit environ 30 milliards de francs CFA qui ont été obtenus dans le cadre du Projet de Paiement des Réductions d’Émissions autour du Parc National de Taï (PRE).
Présente au point de presse, Mme Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice des opérations de la Banque Mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, a félicité le leadership ivoirien et encouragé les autres pays à s’inspirer de cette dynamique. Elle a également salué le succès du Plan de Partage des Bénéfices (PPB) du Projet, qui assure une redistribution équitable, transparente et inclusive des revenus aux populations concernées.

À ce jour, plus de 12 000 bénéficiaires ont reçu leur part via virement bancaire ou transfert mobile. Un nouvel Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) sera lancé en juillet 2025 afin d’enregistrer de nouveaux bénéficiaires pour la période 2022-2024.
Pour pouvoir en bénéficier, les populations doivent remplir *trois* conditions :
*S’inscrire à l’AMI pour avoir réalisé une des trois activités récompensées par le PRE ;*
Disposer d’une pièce d’identité valide ;
Avoir un compte Mobile Money personnel (MTN, ORANGE ou WAVE), afin d’assurer un paiement traçable et sécurisé.
Un nouvel élan écologique est lancé.
Josué Koffi

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