Paralysie cérébrale : l’Ong Coeur de Maman Amour d’enfant lance un cri du cœur pour une mobilisation nationale

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L’ONG Cœur de Maman Amour d’Enfant a organisé, le jeudi 4 décembre 2025, à la Cathédrale Saint-Paul du Plateau, la Journée internationale de la commémoration de la paralysie cérébrale, sous le thème: « Agissons ensemble pour les enfants atteints de paralysie cérébrale afin de ne pas regretter demain ».
Dans l’enceinte pleine à craquer, des enfants vivant avec une infirmité motrice cérébrale ont laissé éclater une joie touchante, comme une manière de rappeler à la société que leur différence n’est pas une faiblesse, mais une réalité qui appelle compréhension et solidarité.

Pour beaucoup de parents, cette journée a été une bouffée d’air. Un moment rare pour parler, comprendre et se sentir moins isolés.
« Je ne suis plus seule dans ma souffrance », a laissé échapper, les larmes aux yeux, une mère ayant fait le déplacement depuis Yopougon. Son témoignage résumé la détresse silencieuse de nombreuses familles confrontées quotidiennement au regard parfois dur de la société.

Face à cette réalité, la présidente de l’ONG, Mme Gbahou Marcelle, n’a pas mâché ses mots.
« La paralysie cérébrale n’est ni de la sorcellerie, ni du mysticisme. Nous rendons hommage à des enfants souvent rejetés simplement parce qu’ils sont nés avec des spécificités différentes », a-t-elle dénoncé.
Elle rappelle que les causes sont médicales : complications pendant la grossesse, à l’accouchement ou juste après la naissance.
« Ils ne sont pas maudits. Ils ont seulement traversé des moments difficiles avant ou lors de leur venue au monde », insiste-t-elle.

Au-delà de la sensibilisation, l’ONG veut des actions concrètes.
« Nous demandons la reconnaissance officielle de cette journée et des campagnes de sensibilisation, avec consultations et examens gratuits pour tous les enfants du pays », a plaidé Mme Gbahou.
Pour elle, le combat s’articule autour de trois droits fondamentaux : scolarisation, rééducation, vie digne.

Le psychologue clinicien Kouakou N’Guettia Parfait a apporté un éclairage essentiel : prématurité, faible poids de naissance, infections ou complications obstétricales peuvent être à l’origine de l’infirmité motrice cérébrale.
Il préconise un suivi prénatal rigoureux, un accouchement en milieu médicalisé et une surveillance attentive du développement de l’enfant.
Selon lui, la prise en charge doit mobiliser médecins, orthophonistes, kinésithérapeutes et psychologues pour un accompagnement complet.

L’ONG continue par ailleurs d’apporter aide médicale, soutien moral, accompagnement social et appui entrepreneurial aux familles.
La rencontre s’est conclue sur un appel puissant : changer le regard de la société et agir collectivement pour offrir un avenir digne aux enfants vivant avec une paralysie cérébrale.

Josué Koffi

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