À l’approche des élections présidentielles de 2025, la question de la paix et de la cohésion sociale devient cruciale, notamment dans des régions qui ont été marquées par des violences par le passé.
À Dabou, une ville des Grands Ponts, le président de l’ONG AGIR, El Hadj Doumbia Tahirou, a lancé un appel à l’unité et à la tranquillité, en vue de prévenir de nouveaux affrontements violents, comme ceux qui ont secoué la région lors des élections de 2020.

Lors d’un entretien exclusif, Doumbia a exprimé sa préoccupation quant aux violences interethniques qui ont endeuillé Dabou pendant les précédentes élections. « Nous avons en mémoire, en 2020, des affrontements meurtriers entre différentes ethnies. Il est impératif que nous évitions de revivre ces événements tragiques. À l’approche de 2025, nous demandons à ce que les élections se déroulent dans la paix, pour le bien de la cohésion sociale », a-t-il déclaré.
Loin de se contenter de simples appels à la paix, El Hadj Doumbia a insisté sur l’importance de la prière dans le processus de réconciliation.
Il a mentionné que le Chèick Malick Konaté, une figure respectée à Dabou, devrait jouer un rôle central en priant pour des élections paisibles.
Pour Doumbia, la prière n’est pas seulement un acte spirituel, mais aussi un levier pour apaiser les cœurs et éviter les tensions qui pourraient dégénérer.

Le président de l’ONG AGIR des Grands Ponts a également souligné le rôle clé de la jeunesse dans la préservation de la paix. « Les jeunes, qui représentent les deux tiers de la population de la région, doivent être conscients de leur avenir. Ils ne doivent pas se laisser entraîner dans des conflits inutiles. Au contraire, ils doivent promouvoir le vivre-ensemble, au-delà des élections », a-t-il ajouté, appelant les jeunes à être des acteurs de paix et de développement, et non des instruments de violence.
Dabou, ville cosmopolite où se côtoient autochtones et allochtones, doit, selon Doumbia, se voir comme un modèle de coexistence pacifique. « Que les Adioukrou, peuple autochtone, et les allochtones, y compris les étrangers, vivent ensemble dans la paix », a-t-il insisté.
Il a également rappelé que la stabilité et la prospérité de Dabou dépendent de la capacité de ses habitants à préserver l’harmonie entre les communautés.

Pour le président de l’ONG AGIR des Grands Ponts, les élections de 2025 doivent marquer un tournant vers un avenir serein et prospère pour la région. « La paix est un préalable au développement », a-t-il conclu.
Son message est clair : sans paix, il n’y a pas de progrès durable.Ainsi, à l’approche des élections, Dabou doit se préparer à vivre dans la quiétude, afin de garantir un avenir stable et harmonieux à ses générations futures.
Roy Armel

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