Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : le SAVOD-CI veut passer à l’offensive avec son Livre blanc

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Dans un secteur minier confronté depuis plusieurs années à la persistance de l’orpaillage illégal, le Syndicat des Acheteurs et Vendeurs d’Or et de Diamant de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI) veut prendre sa part dans la bataille. Réuni, jeudi 27 août 2026, à son siège de Riviera Palmeraie, à Abidjan, le syndicat, présidé par Vamara Soumahoro, a annoncé la publication prochaine d’un Livre blanc destiné à proposer des solutions concrètes au gouvernement.

De 8 000 à moins de 1 000 sites illégaux. Pour le président du SAVOD-CI, la situation, bien que préoccupante, connaît une évolution favorable grâce aux efforts de l’État. S’appuyant sur une communication présentée au Conseil national de sécurité (CNS) par le ministre des Mines et de la Géologie, Vamara Soumahoro a rappelé que le nombre de sites illégaux serait passé d’environ 8 000 en 2022 à moins de 1 000 aujourd’hui.

« C’est un travail à saluer et à féliciter. Nous qui sommes des acteurs sur le terrain, nous savons effectivement que le gouvernement est en train de faire un travail formidable », a-t-il déclaré.

Le syndicat veut renforcer la lutte sur le terrain. Créé le 14 juin 2025, le SAVOD-CI entend désormais quadriller progressivement le territoire national. Selon Vamara Soumahoro, le syndicat est déjà présent dans sept districts hors d’Abidjan sur douze.

« Avant la fin de l’année, nous allons quadriller le territoire national », a-t-il annoncé, précisant que les délégués seront invités à identifier les sites illégaux et à solliciter l’accompagnement des forces de défense et de sécurité.

Le président du SAVOD-CI s’est également félicité de la collaboration avec les autorités préfectorales et sécuritaires, évoquant notamment l’appui du GSPJ lors d’une mission à Daloa.

Ne pas confondre orpaillage légal et orpaillage illégal

Le Président Vamara Soumahoro a surtout insisté sur la nécessité de distinguer l’exploitation légale de l’orpaillage illégal. Selon lui, l’exploitation artisanale légale est soumise à plusieurs exigences, notamment des avis des ministères de l’Environnement, des Eaux et Forêts et de l’Agriculture, ainsi qu’à une enquête de commodo et incommodo.

Il cite l’exemple de Zanikaha, dans le nord du pays, où une communauté organisée en coopérative aurait utilisé les revenus de deux années d’exploitation artisanale pour acquérir des machines agricoles et réhabiliter le site.

« Une activité minière, quand elle est bien menée, profite à la communauté », a-t-il soutenu.

Un Livre blanc pour proposer des solutions.
Face aux conséquences environnementales et économiques de l’exploitation clandestine, le SAVOD-CI prépare donc un Livre blanc qui sera transmis au gouvernement par l’intermédiaire de son autorité administrative. Son contenu, encore tenu secret, devrait comporter des propositions issues de l’expérience des professionnels du secteur.

Sur les actions concrètes du syndicat, le Président Vamara Soumahoro a assuré que ses membres travaillent à identifier les sites illégaux et à accompagner l’action publique.

« Nous sommes en train de nous déployer et nous essayons d’identifier les différents sites et de nous faire accompagner », a-t-il expliqué.

Au-delà de la répression, le SAVOD-CI mise ainsi sur la mobilisation des acteurs, la dénonciation collective et un meilleur encadrement du secteur. Dans cette bataille pour préserver les ressources minières, l’environnement et les recettes publiques, le syndicat entend désormais faire du Livre blanc un nouvel outil de dialogue avec l’État.

Josué Koffi

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