Par un lundi 26 janvier 2026 marqué par une série de décrets présidentiels, le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, a redessiné une partie de l’architecture du pouvoir. Des figures politiques chevronnées comme Kobenan Kouassi Adjoumani, Jeannot Ahoussou, Augustin Thiam Houphouët, Cissé Bacongo et Laurent Tchagba se voient confier de nouvelles responsabilités au sommet de l’État et de l’administration territoriale, dans un contexte où efficacité et stabilité institutionnelle demeurent des priorités nationales.

Un noyau stratégique autour du Chef de l’État
Au cœur de la Présidence de la République, le Président Ouattara s’est entouré de cadres expérimentés pour consolider son équipe rapprochée. Kobenan Kouassi Adjoumani et Jeannot Ahoussou ont été nommés ministres d’État, conseillers spéciaux du Président de la République. Une décision qui souligne la confiance accordée à ces poids lourds de la scène politique ivoirienne.
« Le Président a voulu s’appuyer sur des hommes d’expérience capables d’anticiper les défis politiques et économiques », confie un cadre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).
Dans la même dynamique, Fidèle Sarassoro a été nommé ministre, directeur de cabinet du Président de la République, tandis qu’Ahoutou Emmanuel Koffi prend les rênes du cabinet du Vice-Président. Pour un observateur politique, « ces choix traduisent une volonté de resserrer la coordination au sommet de l’État ».

Des ministres conseillers pour renforcer la gouvernance
La nomination de Mabri Toikeusse, Mamadou Sanogo, Bouaké Fofana et Laurent Tchagba comme ministres conseillers à la Présidence s’inscrit dans une logique de transversalité de l’action gouvernementale. Ces personnalités auront pour mission d’apporter expertise et orientation stratégique au Chef de l’État.
« Ce sont des profils techniques et politiques, capables de faire le lien entre la vision présidentielle et les réalités du terrain », analyse un politologue de l’Université Félix Houphouët-Boigny.

Abidjan et Yamoussoukro sous de nouvelles gouvernances
Sur le plan territorial, le Président Ouattara a également procédé à des nominations majeures. Cissé Bacongo est désormais ministre, gouverneur du district autonome d’Abidjan, tandis qu’Augustin Thiam Houphouët prend la tête du district autonome de Yamoussoukro. Deux postes hautement stratégiques dans un pays où la décentralisation et l’aménagement du territoire constituent des enjeux cruciaux.

« Abidjan est le poumon économique de la Côte d’Ivoire, et Yamoussoukro demeure un symbole politique fort. Ces nominations montrent que le Président veut accélérer la transformation urbaine et institutionnelle », estime un urbaniste ivoirien.
Au-delà des personnes, ces décisions traduisent un message politique fort : consolider l’appareil d’État avec des cadres aguerris pour accompagner la vision de développement et de stabilité institutionnelle du Chef de l’État.
« Nous entrons dans une phase où l’efficacité administrative doit accompagner la croissance économique », résume un conseiller gouvernemental.
Avec ces nominations, le Président Alassane Ouattara pose ainsi de nouveaux jalons dans la structuration du pouvoir, en misant sur l’expérience et la loyauté pour consolider la gouvernance ivoirienne.
Josué Koffi

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