Médecine traditionnelle : Dr Adou Tano Albert, le naturothérapeute qui séduit le peuple ivoirien

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Dans un monde où la médecine moderne prédomine, Dr Adou Tano Albert, naturothérapeute ivoirien, brille par l’innovation et la rigueur de ses recherches. À travers son laboratoire FADI, basé sur la route d’Alépé, il a conçu des remèdes naturels tels que Tanopatti, un produit phare contre le paludisme, l’ulcère et d’autres pathologies. Le Sarenta.

Ce médicament, testé par l’Université Félix Houphouët-Boigny, s’est révélé non toxique et extrêmement efficace, suscitant l’intérêt de chercheurs comme le Pr N’Guessan Dagri et l’étudiant Nazaire Amani.

Des remèdes éprouvés et prometteurs

Le Tanopatti, mélange de 18 plantes soigneusement sélectionnées, a démontré une efficacité remarquable en laboratoire, notamment contre l’hypertension artérielle.

D’autres créations, comme Sarenta, stimulent le système immunitaire, se positionnant comme une riposte naturelle aux maladies virales. « En trois jours, je guéris le paludisme. Pour l’hépatite, cela prend entre 45 jours et six mois, selon la gravité », affirme Dr Adou avec conviction.

En septembre dernier, lors d’une exposition à la Bibliothèque nationale, il a présenté une gamme de produits – poudres, huiles, décoctions – tous issus de sa méthode artisanale, mais rigoureuse.

Face à des taux de satisfaction élevés parmi ses patients, il rêve d’étendre ses traitements aux pharmacies, offrant ainsi une alternative crédible à la médecine classique.

Un parcours atypique et inspirant

L’histoire de Dr Adou Tano Albert commence à Bouaké, où un rêve mystique le pousse vers les plantes médicinales. Après des débuts modestes comme vendeur de produits étrangers, il décide de se lancer dans l’étude et la valorisation des ressources naturelles ivoiriennes.

Grâce aux conseils de villageois experts, il développe des recettes uniques qu’il perfectionne à Abengourou avant de s’installer à Abidjan.

Aujourd’hui, ses travaux inspirent même des thèses universitaires, à l’image de celle de Koua Bi Eba Jean en 2014, consacrée à l’innocuité de Tanopatti.

Reconnaissance et défis

Récompensé par le ministère de la Santé pour la qualité de ses recherches, Dr Adou aspire à créer une école de médecine traditionnelle et une pharmacie spécialisée.

Cependant, il déplore les obstacles auxquels il fait face : « Contrairement au Ghana, où les tradipraticiens sont soutenus par les banques, en Côte d’Ivoire, nous sommes limités. »

Malgré ces contraintes, ce chercheur infatigable continue de faire avancer la médecine traditionnelle, démontrant que tradition et science peuvent coexister pour le bien-être des populations.

Pour plus d’informations contactez : 0707547960/ 0140440900

Laboratoire FADI. Situé dans le dos de la pharmacie mosquée Biabou, Commune d’Abobo.

Josué Koffi

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