À la veille de la célébration mondiale du 8 mars, les femmes du Réseau des Anciennes du Collège Notre Dame du Plateau (RANDAP) ont transformé un simple rendez-vous commémoratif en un véritable espace de réflexion et d’engagement. Réunies le samedi 7 mars à l’espace Villa Bartimé, à Cocody Bonoumin, ces anciennes élèves ont fait entendre une voix forte : celle d’une femme ivoirienne résolument engagée dans la transformation de la société.
La cérémonie a été marquée par une forte mobilisation autour d’un talk d’exception réunissant plusieurs personnalités issues de différents horizons professionnels. L’objectif est de sensibiliser sur les droits des femmes, partager des expériences inspirantes et encourager leur autonomisation.

Présidente du comité d’organisation et vice-présidente du RANDAP, Mme Ballo Quamie Charlotte a donné le ton dès l’ouverture.
« Lorsqu’au sein du réseau nous avons imaginé ce panel pour la Journée internationale des droits des femmes, notre ambition était claire : transformer nos réflexions en actions. En tant qu’anciennes de Notre Dame, nous avons été formées pour être des piliers de la société. Nous ne sommes pas ici seulement pour marquer une date, mais pour apporter des réponses concrètes », a-t-elle affirmé devant une assistance attentive.
Pour elle, ce moment se veut à la fois un cadre de réflexion et de communion entre femmes engagées
Le premier panel a été animé par Mme Coulibaly Aphing Kouassi Christiane, ingénieur en marketing communication et coach certifiée. Elle est intervenue sur le thème : « Donner de la voix aux femmes : entre engagement social et influence par l’image ».
Selon la panéliste, la question du genre doit être davantage intégrée dans les politiques publiques afin de renforcer l’impact des femmes dans la société.
« Les femmes ont la capacité de transformer positivement leur environnement. Il est donc essentiel de leur donner les moyens d’exprimer leur leadership et leur influence », a-t-elle soutenu.
Dans la même dynamique, Mme Sonia Aka Gagbé, cadre à la CGRAE, experte en genre et développement et productrice de cinéma, a insisté sur la nécessité de bâtir une société plus équitable.

Intervenant sur le thème « Genre, leadership et transformation sociale : bâtir une Côte d’Ivoire plus équitable », elle a appelé à une meilleure représentation des femmes dans les espaces de décision.
« Nous devons agir pour que la femme occupe la place qui lui revient dans la société », a-t-elle plaidé.
Le second panel, animé par le master coach éthique Jean-François Yoman, a abordé une problématique au cœur des préoccupations modernes : l’équilibre entre carrière et vie familiale.
Sous le thème « Femmes : comment harmoniser succès professionnel et équilibre de vie, le nouveau défi de l’excellence », il a insisté sur l’importance de définir clairement ses priorités.
« La question de l’équilibre est transversale. Nous devons comprendre qu’il faut établir des priorités. Ce qui compte avant tout, c’est la famille », a-t-il conseillé.
Présidente du réseau, Jeanne d’Arc Gbadié a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du RANDAP de contribuer au développement personnel et à l’autonomisation des femmes.
Profitant de l’occasion, le réseau a officiellement annoncé la deuxième édition du RANDAP Expo Brunch, prévue les 2 et 3 mai prochains autour du thème : « Soutenir l’entrepreneuriat pour une autonomisation financière ». L’événement ambitionne d’offrir aux entrepreneurs, entreprises et startups un cadre propice pour exposer leurs produits, accroître leur visibilité et créer de nouvelles opportunités d’affaires.
Moment particulièrement marquant de cette rencontre : une rupture collective de jeûne réunissant les communautés chrétiennes et musulmanes, dans un contexte marqué par la concomitance du Ramadan et du carême chrétien. Un geste fort qui a symbolisé l’unité et la fraternité.
À travers cette célébration, le RANDAP confirme son engagement à promouvoir les droits des femmes et à faire d’elles de véritables actrices du développement de la société ivoirienne.
Josué Koffi

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