France/Marche des Femmes de l’opposition: Des centaines de femmes ivoiriennes disent non au 4 éme mandat d’Alassane Ouattara

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Plusieurs centaines de femmes, venues du PPA-CI, du PDCI-RDA et du GPS, ont défilé pacifiquement ce Samedi 30 août 2025, à la place d’Estienne d’Orves jusqu’au Conseil constitutionnel, près du Palais Royal. Entre 15 heures et 18 heures, ces militantes et citoyennes engagées ont parcouru près de trois kilomètres pour réclamer le respect de la constitution et dénoncer la candidature du président sortant, Alassane Ouattara, à un quatrième mandat.

« Trop, c’est trop », ont-elles martelé tout au long du cortège, brandissant pancartes et drapeaux ivoiriens. L’événement, organisé par le Front Commun France, s’est déroulé dans le calme, sans incident, mais avec une détermination palpable.

Pour les manifestantes, la loi fondamentale est claire. « Les articles 55 et 183 de la constitution ivoirienne interdisent un quatrième mandat présidentiel », a rappelé Célestine Kipré, présidente du comité d’organisation et membre du PPA-CI.

Selon elle, le chef de l’État a déjà « violé » la constitution en se présentant une troisième fois. « Nous disons non à la candidature d’Alassane Ouattara. Trop, c’est trop », a-t-elle martelé.

Même son de cloche du côté du PDCI-RDA. Irma Adja Laurence, coordinatrice générale pour le District 15 en diaspora, a dénoncé un « quatrième mandat illégal » et appelé la France à intervenir : « Nous demandons des élections inclusives et que tous les candidats, y compris Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Guillaume Soro, puissent participer. »

La France interpellée

La marche s’est également voulue un message à l’ancienne puissance coloniale, considérée comme un acteur clé en Côte d’Ivoire. « Nous sommes là pour dire à la France et au président Ouattara que la Côte d’Ivoire appartient aux Ivoiriens », a insisté Irma Adja Laurence.

De son côté, Pascal Logbo, représentant des partis en diaspora, a adressé un avertissement : « Les Français veulent défendre leurs intérêts, mais en face, ils auront un autre combat, celui de la survie du peuple. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont battus pour leur liberté. C’est maintenant au peuple ivoirien de se lever. »

Selon les organisateurs, cette mobilisation n’est qu’un début. Après une première action le 22 août devant l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, les opposants annoncent une nouvelle manifestation le 6 septembre devant le Quai d’Orsay, où une motion officielle sera déposée.

Alors que la présidentielle de 2025 approche, les tensions s’exacerbent. Si Paris n’a pas encore réagi, beaucoup y voient un soutien tacite au président sortant. Mais pour la diaspora ivoirienne, le message est clair : « 2025 ne sera pas 2010 », a averti Pascal Logbo, en référence aux violences postélectorales qui avaient marqué la Côte d’Ivoire.

Josué Koffi

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