Fonsti : Ouverture à Grand Bassam d’un Atelier pour mesurer l’utilité de la recherche scientifique

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La ville de Grand-Bassam accueil, les 25 et 26 novembre 2025, un atelier national dédié à l’évaluation de l’impact de la recherche scientifique et au renforcement des partenariats public-privé (PPP). Organisée par le Fonds pour la Science, la Technologie et l’Innovation (FONSTI) avec l’appui de la Science Granting Council Initiative (SGCI), cette rencontre a réuni une soixantaine d’acteurs du monde scientifique, économique et institutionnel. L’objectif de cet atelier est de repositionner la recherche comme pilier stratégique du développement national.

Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Abdourahamane Bamba a rappelé l’impact déjà réel de la recherche ivoirienne dans plusieurs secteurs. « Au niveau de l’agriculture, les résultats sont probants. Le cacao Mercedes et le café émergent ont révolutionné la production, augmenté les rendements et amélioré les revenus des producteurs », a-t-il indiqué, soulignant les retombées directes de l’innovation sur l’économie rurale.

Dans le domaine de la santé, les chercheurs ivoiriens ont aussi su répondre aux urgences. « Pendant la crise de la Covid-19, le Centre national de Floristique a produit localement du gel hydroalcoolique pour protéger les populations. Ce sont des solutions 100 % ivoiriennes », s’est-il félicité.

L’enjeu majeur, selon les organisateurs, réside désormais dans la capacité du pays à mesurer l’impact réel des connaissances produites.

« La recherche ne doit pas rester cloisonnée dans le monde académique. Elle doit transformer les pratiques et améliorer le quotidien », a insisté le Dr Yaya Sangaré, secrétaire général du FONSTI. Cette démarche devient indispensable dans un contexte de budget-programme où la gestion axée sur les résultats est désormais une norme.

Pour le gouvernement, l’évaluation permettra également d’orienter plus efficacement les financements vers les priorités nationales et d’accroître la visibilité internationale de la science ivoirienne.

L’autre défi discuté à Grand-Bassam concerne l’implication encore insuffisante du secteur privé. Avec seulement 0,35 % du PIB consacré à la recherche, la diversification des sources de financement est urgente. La nouvelle loi de 2023, qui confère aux universités et centres de recherche le statut d’Établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPAST), ouvre désormais la voie à des collaborations directes avec les entreprises, à l’exploitation de brevets et à la création d’unités de production.

Les participants espèrent que cet atelier aboutira à une feuille de route solide pour dynamiser les PPP et renforcer la gouvernance de l’impact scientifique.

« C’est un challenge collectif que nous devons relever ensemble », a conclu le Dr Sangaré, appelant à une mobilisation générale autour d’une recherche « forte, utile et compétitive ».

Josué Koffi

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