Fidélité et trahison : la passion de Thiam face à sa Gethsémani politique

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Aujourd’hui, la communauté chrétienne célèbre un événement d’une portée exceptionnelle : la résurrection du Christ, acte fondateur de la foi chrétienne, précédé par la trahison de Judas et la crucifixion. La symbolique de ces événements est immense et continue d’inspirer la réflexion sur la nature humaine et la spiritualité. À l’instar de la communauté chrétienne qui vit un moment particulier, ainsi en est-il du PDCI qui vit également un moment inouï et roboratif avec l’arrivée de son président nouvellement élu Tidjane Thiam. Dans cette analyse de la résurrection du Christ, nous montrerons, sans toutefois établir de comparaison avec celui-ci, que le président Tidjane Thiam est victime d’une situation particulière, à savoir des personnes qui ont auparavant juré une fidélité absolue à ce dernier mais qui aujourd’hui, paradoxalement, se retrouvent en train de le trahir. L’histoire du Christ nous servira donc comme une source d’inspiration.

I) Le baiser de Judas, symbole de trahison

Le baiser de Judas, geste d’apparence affectueuse, est devenu dans l’imaginaire collectif le symbole universel de la trahison. Ce geste, qui aurait dû exprimer l’amour et le respect, a été détourné pour servir de signe à ceux qui voulaient arrêter Jésus. Il nous rappelle que parfois, ceux qui prétendent nous aimer ou nous soutenir peuvent, en réalité, nourrir des intentions contraires. Le baiser, symbole d’amour, peut ainsi devenir un artifice utilisé pour tromper notre vigilance.

Thiam, victime du « baiser de Judas » : quand la trahison frappe les innocents
À travers l’histoire, le baiser de Judas est resté le symbole universel de la trahison suprême : celle qui frappe là où l’on s’y attend le moins, venant d’un proche ou d’un allié. Aujourd’hui, Thiam se retrouve à son tour au cœur d’une tourmente où la confiance et la loyauté ont cédé la place à la duplicité. Comme Jésus trahi par Judas, Thiam subit l’amertume d’un geste perfide, déguisé sous les apparences de l’amitié ou de la camaraderie politique.
Sa situation rappelle que la trahison ne frappe jamais plus fort que lorsqu’elle vient de ceux en qui l’on avait placé son espoir. Ainsi, Thiam, victime du « baiser de Judas » moderne, incarne la douleur de l’innocent trahi, mais aussi la force de ceux qui, malgré l’injustice, continuent d’avancer avec dignité.

Ainsi, nous invitons notre Président TIDJANE THIAM à faire preuve de prudence et de discernement face aux marques d’affection ou aux éloges, car derrière certains gestes flatteurs peut se cacher une réelle aversion ou une volonté de nuire. Oui, ils vous ont accueilli les bras ouverts, fait votre éloge, aujourd’hui ils sont ailleurs tout honteux parce qu’ils ont faim.

Le lieu de la trahison, le jardin de Gethsémani, est également porteur de sens

Il montre que ceux qui nous trahissent sont souvent ceux qui connaissent nos habitudes, nos lieux de prédilection, et donc notre intimité. Cela invite à la vigilance quant à notre entourage et à la nécessité de filtrer ceux à qui nous accordons notre confiance. La trahison vient rarement de l’extérieur, mais bien de l’intérieur, de ceux qui partagent notre quotidien ou nos combats. Ce constat trouve un écho particulier dans la vie sociale et politique contemporaine, notamment dans le contexte ivoirien marqué par les récentes défections au sein des partis politiques.

À l’image de Judas, ils étaient proches de vous et de vos collaborateurs, ils ont fini par trahir la confiance placée en eux. Aujourd’hui, ils sont contre vous, ils sont avec vos adversaires atteints de « thiamophobie », une hostilité ciblée envers vous, monsieur Tidjane Thiam, figure emblématique de résilience et d’intégrité dans la sphère politique et économique. Et pourtant rien ne laissait présager une telle attitude ou encore un tel comportement de leur part, car ces derniers ont su bien dissimuler leur réelle identité sous des apparences d’admiration qu’ils vous vouaient. Certains vous ont même défendu sur des plateaux télévisés. Pour ne pas citer de nom, nous préférons nous arrêter là. Cette hostilité, souvent injustifiée, témoigne de la difficulté à accepter ceux qui incarnent des valeurs fortes et une vision claire, surtout lorsqu’ils dérangent leurs intérêts établis.

II) La crucifixion du Christ : entre souffrance et élévation

La crucifixion du Christ est précédée de deux moments clés : son entrée triomphale à Jérusalem et le chemin de croix. Son entrée sur le dos d’un âne symbolise les espoirs placés en lui par la foule, qui voyait en lui un Messie, parfois sans vraiment le connaître. Cela illustre le fait que nous pouvons être porteurs d’attentes et de projections qui ne correspondent pas toujours à notre véritable mission.

Tout comme Jésus a reçu des éloges à son entrée de Jérusalem. Dans le cas de notre président Tidjane Thiam, celui-ci a été adulé même par des militants qui n’étaient pas du PDCI lorsque ce dernier était encore à l’extérieur du pays. Combien de fois les éloges de ce dernier n’ont-ils pas été faits ? L’ont-ils fait parce qu’ils pressentaient en lui le digne successeur du président de leur parti ? Comme le dit une sagesse biblique, nul n’est prophète chez soi. N’empêche que ceux qui sont destinés à vous aimer sincèrement et soutenir vos idéaux qu’ils épousent resteront fidèles.

Le chemin de croix, quant à lui, met en lumière la double nature du Christ : humaine et spirituelle. Sur le plan humain, il endure la douleur, les moqueries, l’injustice et la solitude, autant d’épreuves qui résonnent avec les critiques, les calomnies ou les trahisons que chacun peut subir aujourd’hui. Sur le plan spirituel, il fait preuve d’une élévation remarquable : il ne répond pas à la violence par la violence, ne maudit pas ses bourreaux, mais garde une maîtrise de soi exemplaire. Cette attitude nous enseigne la patience, le pardon et la force de ne pas répondre à la haine par la haine. Tout comme Jésus, vous ne réagissez pas aux invectives et toutes ces attaques injustifiées à votre égard. Votre grand-père Félix Houphouët-Boigny a dit : « Mon cœur est tellement plein d’amour qu’il n’y a plus de place pour la haine. » Merci de rester fidèle à vos valeurs, même dans l’adversité.

Il est aussi important de souligner que certains parmi ceux qui acclamaient Jésus lors de son entrée triomphale furent aussi ceux qui demandèrent sa condamnation. Cela montre que l’on ne peut pas toujours répondre aux attentes de tous, et que la déception peut transformer l’admiration en rejet. Jésus n’est pas venu pour satisfaire des ambitions politiques, mais pour accomplir une mission spirituelle. Il convient de préciser que certains qui hier faisaient partie de vos laudateurs, aujourd’hui vous vouent une profonde aversion parce que vous avez décidé d’agir dans un cadre qui ne sied pas à leurs intérêts. De même, nous vous demandons de rester fidèle à votre vocation, celle de sortir les Ivoiriens de la situation de précarité grandissante dans laquelle ils se trouvent, une Côte d’Ivoire où ils se moquent de l’IDH, où on n’a plus le droit de revendiquer un mieux-être, une Côte d’Ivoire où le fait de vouloir réduire le champ de ses ignorances est considéré comme un délit. Et ce, même si cela ne correspond pas toujours à ce que les traîtres attendent de vous.

Dans ce contexte, monsieur le président Tidjane Thiam, votre figure illustre cette fidélité à une mission malgré les vents contraires. Face aux critiques, aux défections et à la « thiamophobie », vous faites preuve d’une résilience exemplaire, refusant de vous détourner de vos convictions profondes. Votre trajectoire rappelle que la fidélité à ses idéaux exige souvent de traverser des périodes d’incompréhension et de rejet, mais que la persévérance finit par triompher.

Face à la « thiamophobie », un bon et fidèle serviteur accepte d’aller jusqu’au bout de sa tâche, quelles que soient les difficultés. Appliqué à la vie collective, notamment politique, cela rappelle que l’engagement sincère implique des épreuves, des incompréhensions et parfois des souffrances, mais que la fidélité à ses convictions finit toujours par porter ses fruits. La résurrection, victoire de la vie sur la mort, invite à la patience et à la persévérance : les honneurs et la reconnaissance viennent à ceux qui savent attendre et rester fidèles à leurs idéaux. Tout comme Jésus, après avoir enduré toutes ces épreuves, est entré dans sa gloire. Ainsi, nous triompherons avec vous au soir du 25 octobre 2025 au palais présidentiel.

Franck BOUA & Estelle Kabran

Réseau Universitaire des Thiamistes

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