Le Parc des Sports de Treichville à Abidjan a été, ce jeudi 12 décembre 2024, le théâtre d’une célébration exceptionnelle de la culture africaine, à l’occasion de la 4e édition du Festival National de l’Afrique (FENA). Cet événement devenu incontournable a offert une vitrine éclatante de la richesse et de la diversité culturelles du continent africain, sous le thème inspirant de « Jeunesse et Culture ».

Sous un soleil ardent, des milliers de participants venus des quatre coins de l’Afrique de l’Ouest ont répondu présents, arborant des tenues traditionnelles et des pagnes aux couleurs vives et mirobilants.

La journée a débuté par une parade majestueuse, où plusieurs Rois et chefs coutumiers des Akan, Brong, Malinké, Gour, Krou et Mandé, tous vêtus de leurs habits les plus somptueux, ont défilé dans une ambiance à la fois solennelle et festive.

Les danses traditionnelles ont fait écho aux rythmes ancestraux, avec des performances remarquables telles que la danse Adwa et la danse Fatchué, illustrant l’authenticité des cultures africaines.

La scène du festival a également vibré au son de l’artiste Savan Alla, qui a enflammé la foule avec ses chansons de l’époque 90 apportant une touche solennelle à cette 4 éme Édition.

L’événement a réuni des personnalités de premier plan, dont le Premier ministre Robert Beugré Mambé, la ministre de la Culture Françoise Remarck, et plusieurs autres membres du gouvernement, témoignant de l’importance de cette célébration culturelle.

Lors de son discours, Mme Assalé Catherine, la représentante de la Reine Mère Nana Kyeremaa Abrafi Koto, a salué l’engagement du gouvernement pour la promotion du FENA, soulignant que « ce festival symbolisait l’unité, la cohésion et la richesse du patrimoine culturel africain ».
Par ailleurs, elle a plaidé pour une plus grande valorisation de la culture traditionnelle dans la société, notamment à travers l’inclusion de l’enseignement de la culture et des traditions dans les écoles et l’adoption de tenues traditionnelles dans les administrations publiques et privées.
« Je lance un appel aux autorités pour qu’un jour dans la semaine, tous les Ivoiriens portent fièrement leurs tenues traditionnelles pour rendre hommage à nos racines », a-t-elle plaidé.

Son plaidoyer pour des élections présidentielles apaisées en 2025 a également marqué les esprits, réitérant l’importance de maintenir la paix et la stabilité pour assurer l’avenir du pays.

Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a, pour sa part, souligné le rôle fondamental de la culture dans la construction de l’identité et de la cohésion sociale. Il a également appelé les chefs traditionnels à « prier pour la paix en Côte d’Ivoire et dans la région de la CEDEAO, rappelant que l’unité était essentielle pour la prospérité du continent ».

Le FENA 2024 a donc été une grande réussite, non seulement en tant que célébration des cultures africaines, mais aussi comme un puissant vecteur de message pour l’unité et la solidarité entre les peuples de la sous-région.








Une preuve supplémentaire de l’importance de la culture pour le développement de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
Josué Koffi

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