Cocody, 14 août 2025 – Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Coulibaly Kuibiert, a mis fin à toute spéculation : il n’y aura pas de nouvelle révision de la liste électorale avant la présidentielle d’octobre et les législatives de décembre 2025.

Une décision « dictée par la réalité »
Lors d’une rencontre d’information sur les dispositions pratiques de l’élection des députés, le patron de la CEI a justifié cette position par des contraintes « constitutionnelles et opérationnelles » liées à l’année électorale.

« Vous pensez donc, raisonnablement avec nous, qu’une révision de la liste électorale avant la fin de l’année relève de l’impossible », a-t-il tranché.
Kuibiert a rappelé que cette orientation avait déjà été partagée le 2 octobre 2024, ainsi qu’avec les deux chambres du Parlement, et avait reçu un accueil favorable. L’objectif initial, selon lui, était d’optimiser la révision 2024 en y incluant, par anticipation, tous les jeunes de 17 ans devant atteindre la majorité en période électorale.
27 décembre : cap sur les législatives

Dans la même veine, la CEI a fixé la date des élections législatives au samedi 27 décembre 2025.
« Votre présence massive et spontanée, malgré le court délai, démontre la solidité du partenariat qui nous unit pour organiser des élections crédibles et apaisées », a déclaré le président de séance.

Respect du calendrier républicain
Les dernières législatives datant du 6 mars 2021, le mandat des députés prendra fin le 31 décembre 2025. Il fallait donc, explique la CEI, « respecter la Constitution et assurer la continuité institutionnelle ».
La date retenue permet ainsi d’éviter toute interférence avec la présidentielle, tout en assurant l’installation des nouveaux députés pour la rentrée parlementaire du 19 janvier 2026.

Des formalités allégées pour les candidats
Pour faciliter la vie aux prétendants à l’hémicycle, la CEI s’engage à collaborer avec les administrations pour délivrer rapidement les documents requis : certificat de nationalité, casier judiciaire, extrait de naissance, attestation fiscale et reçu de cautionnement.
Un mandat prolongé par nécessité
Bien que son mandat expire le 30 septembre 2025, l’actuelle équipe de la CEI restera en place jusqu’à la nomination officielle de ses successeurs. « Nous resterons mobilisés pour garantir des élections régulières, transparentes et crédibles », assure la Commission.

Un appel à l’unité démocratique
En conclusion, la CEI invite partis politiques, société civile et médias à « s’approprier pleinement cette démarche et consolider notre démocratie ».



Derrière ce message, un appel clair : que chaque acteur joue sa partition pour que les échéances électorales de fin 2025 se déroulent dans la sérénité.
Baïkoro Aboubakar

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