C’est un constat alarmant sur les multiples plaies qui minent encore le système éducatif ivoirien. Le samedi 30 août 2025, l’Organisation des Parents d’Élèves et Étudiants de Côte d’Ivoire (OPEECI) a tenu une conférence de presse pour dresser le bilan de l’année scolaire écoulée et jeter les bases de la rentrée 2025-2026. C’était au siège de l’organisation à Treichville.

À cette occasion, son président, Kadio Aka Claude, a révélé que l’année scolaire 2024-2025 a certes enregistré une amélioration des résultats aux examens nationaux, mais la réalité de l’école reste marquée par des dysfonctionnements profonds.
« Les grèves répétées des enseignants pour exiger de meilleures conditions de vie ont perturbé le déroulement des cours, tandis que des mesures jugées arbitraires comme la mutation forcée d’enseignants ou la suspension de salaires ont exacerbé les tensions. Le manque criant de tables-bancs, l’insuffisance et la vétusté des toilettes, les problèmes d’étanchéité des bâtiments scolaires, ainsi que le retard récurrent dans le reversement des fonds d’inscription et des dotations aux COGES fragilisent encore davantage le système », a-t-il fait savoir.
Poursuivant, il a déclaré que la violence s’invite dorénavant dans l’école par les agressions et meurtres d’enseignants, attaques dans les établissements et insécurité sur les campus universitaires.

Pour l’OPEECI, ces fléaux constituent la négation d’une école de qualité et appellent des mesures urgentes. « Le versement régulier des fonds scolaires, la fermeture des écoles privées aux résultats catastrophiques, la résolution définitive des problèmes d’infrastructures, le renforcement de la sécurité dans les établissements et une meilleure prise en compte des revendications des enseignants », a lancé le président de l’OPEECI.
Josué Koffi

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