Divo : Djaka Festival souffle ses 20 bougies et réaffirme sa mission de gardien du patrimoine culturel

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DIVO – Le stade municipal de Divo a vibré, lundi 10 août 2026, au rythme de la culture et de la mémoire. Dans une ambiance digne des grands rendez-vous, le Djaka Festival a officiellement lancé sa 17e édition, couplée au Jubilé des 20 ans de cette célébration culturelle, en présence de plusieurs autorités administratives, communales et coutumières.

Vingt ans, l’âge de la maturité

La cérémonie solennelle d’ouverture a été présidée par le Préfet de Région, Préfet du Département de Divo, M. Wonblegnon Celestin, qui a placé cette édition anniversaire sous le signe de la maturité. À ses côtés figuraient notamment le parrain de l’édition, L’Honorable Alahassane Diakité, Député de Divo Commune, ainsi que plusieurs personnalités.

Dès l’entame, un groupe de femmes Dida a offert un moment particulièrement symbolique en interprétant magistralement l’hymne national en langue Dida. Une prestation saluée par de chaleureuses ovations du public.

« Djaka est une institution »

Prenant la parole, Mme Laurence Sautier Lodougnon, Présidente du Comité d’Organisation, a exprimé sa gratitude aux autorités, partenaires et « Djakaphiles » pour leur mobilisation. Elle a surtout salué les deux décennies d’existence du festival.

Après 20 ans de parcours, « il est temps de marquer un arrêt pour célébrer cette longévité et porter un regard vers l’horizon », a-t-elle indiqué.

Dans la même dynamique, le Directeur Régional de la Culture et de la Francophonie, Jean Yves Seri, et le Préfet de Région ont salué la portée de cette manifestation. « Djaka est une institution. C’est une école de savoirs à transmettre aux générations », a soutenu Jean Yves Seri.

Préserver les racines face à la modernité

Pour L’Honorable Alahassane Diakité, ces 20 ans constituent une véritable étape générationnelle consacrée à la sauvegarde de la mémoire des peuples Dida, Godié, Ega, Néyo et Avikam.

Autour du thème « Regards croisés sur la culture, l’humanisme et les savoirs endogènes », le parrain a insisté sur la nécessité de préserver les origines. Selon lui, le développement urbain et l’innovation ne doivent pas effacer les racines, mais au contraire s’appuyer sur elles comme leviers de développement.

Le festival apparaît ainsi comme un précieux outil de transmission des langues, danses, savoir-faire artisanaux, mais aussi des valeurs de solidarité, de dignité et de respect des anciens.

Culture, sport et spiritualité au rendez-vous

La conférence inaugurale, animée par le Professeur Dahigo, Enseignant d’Université, a permis d’approfondir la réflexion autour du thème de cette édition anniversaire.

Les officiels ont également récompensé les vainqueurs des compétitions de Maracana et de petits poteaux, après des journées sportives intenses les samedi 8 et dimanche 9 août.

Des prestations artistiques ont enfin accompagné cette ouverture, avant de céder la place aux prières et à un concert de louange qui s’est poursuivi toute la nuit.

Après 20 ans, Djaka Festival ne se contente plus de célébrer le passé : il transforme la mémoire en passerelle vers l’avenir.

A.JM

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