Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a marqué un tournant décisif dans sa modernisation avec la tenue, le vendredi 25 juillet 2025, de la Conférence de présentation et de validation des résultats de l’étude diagnostique pour la digitalisation de ses services. Organisée au Movenpick Hotel, Abidjan-Plateau, la rencontre s’est tenue sur le thème : « Enjeux de la digitalisation et de la modernisation des services publics au service des citoyens : cas de la justice en Côte d’Ivoire ».

La cérémonie a réuni magistrats, experts juridiques, diplomates, ainsi que des représentants d’organisations internationales telles que l’ONU et l’UNICEF, tous venus soutenir cette avancée majeure pour le secteur judiciaire.
« Cette digitalisation viendra apporter de la sécurité, de la transparence, de la fluidité et surtout permettre aux justiciables d’obtenir des services de justice simples et efficaces », a souligné Ogé Seoulou, Coordonnateur des projets digitaux et représentant du Garde des Sceaux. Selon lui, cette démarche vise à rendre les actes judiciaires accessibles à tous via des outils numériques, tout en maintenant les mêmes exigences documentaires qu’en présentiel.
Lancée le 30 janvier 2025 et étendue à dix juridictions le 26 juin, la plateforme e-justice.ci permet déjà de demander un casier judiciaire ou un certificat de nationalité depuis un téléphone portable, avec un délai moyen de réponse estimé à 72 heures.
Pour Magloire Ndeyi, chef de l’unité de gouvernance du PNUD, l’impact est considérable : « L’accès à la justice est un pilier fondamental de l’État de droit. Digitaliser, c’est rapprocher la justice des citoyens, leur éviter des déplacements coûteux et répondre à leurs besoins quotidiens. »
Le PNUD, l’ONUDC et l’UNICEF accompagnent cette initiative avec la mise en place d’outils numériques et l’élaboration de l’étude diagnostique, base stratégique de la transformation.
Un panel animé par Madame Karen Diallo du ministère de la Transition numérique et Ogé Seoulou a permis de débattre des défis institutionnels et techniques. Tous ont convenu que la réussite passera par la formation des acteurs, l’adaptation des infrastructures et l’adhésion des populations.
En conclusion, cette étude représente une étape clé vers une justice ivoirienne moderne, inclusive et centrée sur les usagers. Avec cette digitalisation, la Côte d’Ivoire s’inscrit résolument dans l’ère d’une gouvernance plus accessible et transparente, au bénéfice des citoyens.
Josué Koffi

Average Rating