Au rythme des tam-tams et sous le regard attentif des aînés, le village de Dassioko a fait résonner bien plus qu’une tradition culturelle. Pour sa 5ᵉ édition, le Zôkpa Gôlo Festival International a placé la transmission, le respect des anciens et la relève générationnelle au cœur de la célébration, avec une conviction portée par son commissaire général : le droit d’aînesse demeure un repère essentiel pour préserver la cohésion sociale.

Le droit d’aînesse, socle de l’organisation sociale
Devant les autorités, les chefs traditionnels et les populations, le commissaire général, Beugré Rêve a rappelé la vocation particulière de cette manifestation lancée en 2019. « Zôkpa Gôlo Festival International est un événement culturel à vocation sociale mettant en exergue le droit d’aînesse », a-t-il expliqué, présentant cette valeur comme « l’épine dorsale » de l’organisation sociale du peuple.

Pour lui, le développement et la cohésion passent nécessairement par l’écoute des générations précédentes. « Nous voulons amener nos frères et sœurs, surtout les plus jeunes, à se projeter dans l’avenir en prenant toujours en compte l’avis des aînés », a-t-il insisté.
Une culture de paix à transmettre
Au-delà de la célébration, le Zôkpa Gôlo International entend contribuer à l’édification d’une société davantage attachée au dialogue et à la paix. Le commissaire général nourrit ainsi « l’espoir de voir une société éprise de culture de paix » où les peuples frères partageraient cette valeur ancestrale.

Cette ambition s’inscrit dans la durée. À travers les différentes éditions, les organisateurs souhaitent faire du droit d’aînesse un véritable repère dans les projets et les visions portés par les nouvelles générations.
Les enfants, nouveaux gardiens du patrimoine
Innovation majeure de cette 5ᵉ édition, le « Zôkpa Gôlo Enfants » a permis d’associer directement les plus jeunes à la sauvegarde du patrimoine. Des enfants âgés de 6 à 14 ans ont notamment participé à la fabrication d’un tam-tam en plastique, sous la supervision de l’expert local Dagou Thierry.
« Les enfants sont le creuset et la relève de tout ce que nous préparons ici aujourd’hui », a souligné le commissaire général, appelant les générations et les partenaires à soutenir ce type d’initiative.

Un hommage aux artisans de la transmission
Le commissaire général, Beugré Rêve a également salué l’engagement des acteurs qui accompagnent le festival depuis ses débuts, notamment le parrain naturel, le chef du village Sam Frank, le président du conseil des aînés Beugré Hubert et le président de la Pirogue Mère, N’Gbagbo N’Gbagbo Parfait.



Une mention particulière a été adressée à Dagou Thierry, engagé depuis 2009 dans les initiatives culturelles locales. « Il continue toujours d’être aux côtés de toutes les initiatives que nous menons », a témoigné le commissaire général.

À DASSIOKO, le Zôkpa Gôlo Festival International aura ainsi démontré que la culture ne se contente pas de raconter le passé : lorsqu’elle est transmise aux enfants, elle devient une passerelle vers l’avenir.
Josué Koffi

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