Le samedi 7 juin 2025, dans la commune de Port-Bouët, face à une foule dense et galvanisée, l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo a lancé un message sans détour à ses adversaires politiques et à la Commission Électorale Indépendante (CEI) : « Ils veulent qu’on se batte, eh bien on va se battre ! », a-t-il déclaré.

Le leader du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), radié de la liste électorale pour la présidentielle d’octobre prochain, a choisi la voie de l’offensive.
Très attendu, son discours sonnait comme une déclaration de guerre politique. « Que moi, Gbagbo Laurent, je ne sois pas jugé digne d’être candidat à la Présidence de la République sous prétexte que j’ai volé ? Vous entendez ça ? », s’est-il insurgé, visiblement blessé par cette exclusion.

Sur un ton accusateur, il a martelé : « Je ne suis pas un voleur. Et ceux qui ont établi cette liste savent que je ne suis pas un voleur. »
Le président du PPA-CI n’a pas ménagé la CEI, dénonçant une liste qu’il juge biaisée et politiquement orientée : « Ils ont publié une liste sur laquelle ne figurent pas Gbagbo Laurent, Tidjane Thiam, Soro Guillaume… Est-ce cela la démocratie? »

Face à ses partisans réclamant un mot d’ordre, il a tempéré avec expérience : « Aujourd’hui, j’ai 80 ans. Je me bats depuis que j’ai 18 ans. Et on ne m’a pas encore vaincu. On ne frappe pas n’importe quand, ni n’importe comment. »

L’émotion a aussi cédé la place à la colère : « Attention. Trop, c’est trop ! Vous êtes en train d’aller trop loin. On m’appelle Gbagbo Laurent. Je ne suis pas né dans la soumission. » Et de convoquer son histoire familiale pour justifier sa détermination : « Mon grand-père est mort en se battant contre les Français à Gagnoa. Mon père a combattu les nazis en Normandie. Et moi, je continuerai de me battre. »

Radié, mais loin d’être résigné, Laurent Gbagbo s’est repositionné en chef de combat. L’ancien président ne compte pas quitter la scène politique sans se faire entendre. La bataille s’annonce rude à l’approche d’une présidentielle déjà sous tension. Qui vivra verra!!!
Josué Koffi

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