Côte d’Ivoire/Fuite de produits agricoles: Le cri d’alarme de la LIDOPA à Danané fait tomber des hauts responsables sécuritaires à Sipilou

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La Ligue Ivoirienne des Organisations Professionnelles Agricoles (LIDOPA) a animé un grand meeting de protestation, le vendredi 10 janvier 2025, dans la ville de Danané, à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, en présence de plusieurs professionnels de l’agriculture du binôme café/Cacao dans l’optique d’interpeller les autorités ivoiriennes à avoir un regard dans la fuite des produits agricoles, un phénomène devenu récurrent dans cette localité du pays.

Ce rassemblement dénonçait la fuite illicite des produits agricoles, un fléau économique qui appauvrit les producteurs. Sous la pression de cette protestation, des têtes sont tombées dans l’administration sécuritaire de Sipilou.

Une mobilisation massive pour dénoncer la contrebande

Sous le regard de chefs traditionnels et de centaines d’acteurs du secteur agricole, le meeting de la LIDOPA à Danané a mis en lumière l’ampleur d’un trafic organisé de cacao et autres produits vers des pays voisins comme la Guinée et le Liberia.

Malgré la création d’un comité dédié à la lutte contre la contrebande, l’efficacité de cette structure reste limitée.« Ce phénomène compromet gravement les efforts de développement et le bien-être des producteurs », a martelé Kouassi Yamien Jean Michaël, Président de la LIDOPA.

En cette campagne 2024/2025, en dépit de la création du Comité de lutte contre la commercialisation et l’exportation illicite des produits agricoles soumise à l’agrément dans les régions de la Côte d’Ivoire partageant les frontières avec les pays étrangers, que vous présidé avec la participation des forces de l’ordre, institué par l’ordonnance numéro 2024 — 886 du 16 octobre 2024 portant répression de la commercialisation et l’exportation illicite des produits agricoles, la contrebande de cacao prend une ampleur préoccupante en Côte d’Ivoire.

« Pendant que les contrebandiers s’enrichissent, l’économie est délestée de précieuses ressources freinant ainsi l’élan d’amélioration des conditions de vie et du cadre de travail des producteurs initiée par le chef de l’Etat, depuis son accession à la magistrature suprême Ce manque à gagner est un frein à la construction d’établissements scolaires, de pompes hydrauliques, de centres de santé, d’ouverture de routes et bien d’autres infrastructures communautaires nécessaire à l’épanouissement et au respect des droits à l’éducation des enfants des producteurs en particulier et du droit à la santé et à l’eau potable des populations agricoles de façon générale », a dénoncé le Président Yemien Jean Michaël.

Face à l’intensification de la contrebande des fèves de cacao vers les pays limitrophes comme la Guinée et le Liberia, la Ligue ivoirienne des Organisations Professionnelles Agricoles se préoccupe de ce fléau.

A cette effet, elle a tenu une cérémonie de protestation contre la fuite du cacao vers les pays voisins ce mercredi 08 Janvier 2025 au foyer des jeunes de GUIALOPLEU de Danané en présence du comité des sages, des coordonnateurs régionaux, délégués départementaux et sous préfectoraux avec la présence très remarquable des responsables des structures spécialisées et de nombreux producteurs.

Des recommandations pour une lutte renforcée

Face à l’urgence, la LIDOPA a présenté une série de recommandations concrètes. Comme recommandations, la ligue Ivoirienne des Organisations Professionnelles Agricoles voudrait :

1. Demande au comité de lutte contre la commercialisation et l’exportation illicite des produits agricoles soumis à l’agrément dans les régions de la Côte d’lvoire partageant les frontières avec les pays étrangers institué par l’ordonnance numéro 2024 -886 du 16 octobre 2024 et présidé par le Monsieur le Préfet de Région d’intensifier la lutte contre ce fléau.

2. Exige du comité de lutte contre la commercialisation et l’exportation illicite des produits agricoles un rapport mensuel d’activités de surveillance de nos frontières à partager avec les producteurs.

3. Demande l’application pure et simple de l’ordonnance numéro 2024 – 886 du 16 octobre 2024 portant répression contre la commercialisation et l’exportation _ illicite des produits agricoles.

4. Demande la mise en place d’un comité mixe de lutte contre le fléau comprenant officiellement les autorités administratives et des membres des organisations professionnelles agricoles.

5. Demande le démantèlement des complicités et réseaux internes et externes du trafic du cacao vers les pays voisins.

6. Demande l’interdiction des activités des piroguiers aux abords des fleuves limitrophes.

7. Demande l’Institution d’un prix spécial de lutte contre la lutte contre la fuite du cacao vers les pays limitrophes.

8. Demande le reprofilage des pistes d’évacuation du cacao.

9. Demande la construction des infrastructures communautaires dans les campements et villages permettant aux producteurs d’être prise en compte pour le développement national.

10. Demande l’intensification de lutter contre la pauvreté endémique dans ses zones en occupant les jeunes.

11. Demande du conseil café-cacao des mesures coercitives contre les sociétés coopératives impliquées dans le trafics allant à la fermeture de leurs codes.

12. Commettre un cabinet chevronner pour enquêter sur le trafic du cacao afin de ressortir les réelles aspirations des producteurs.

13. Demande la dotation des pistes d’accès aux pays voisins de caméras de surveillance.

Ces mesures visent à éradiquer les complicités internes et à mieux protéger les frontières pour stopper l’hémorragie économique.

Un vaste réseau démantelé à Sipilou

Le retentissement de cette protestation a accéléré des actions à Sipilou. Le 14 janvier 2025, un communiqué signé par le Général Lassina Doumbia, Chef d’État-Major Général des Armées, a annoncé le démantèlement d’un réseau impliquant des hauts responsables administratifs et sécuritaires. Le préfet de Sipilou, le commissaire de police, …et d’autres cadres ont été relevés de leurs fonctions.

Cette opération, baptisée « Verrou 322», témoigne de la détermination des autorités à assainir le secteur.

« C’est un signal fort envoyé aux faussaires et aux profiteurs tapis dans le système », a précisé le communiqué.

La lutte contre la contrebande des produits agricoles prend un tournant décisif sous la pression des producteurs. La vigilance accrue des autorités et les actions citoyennes sont essentielles pour garantir la prospérité de l’agriculture ivoirienne, pilier du développement économique.

Tout en espérant que la LIDOPA multipliera ces gens d’actions afin de passer au peigne et de freiner un temps soit peu ce phénomène qui touche fortement les produits agricoles ivoiriens en particulier.

Josué Koffi

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