Une rencontre internationale en faveur de l’égalité des sexes
La Conférence mondiale des femmes parlementaires de l’Union interparlementaire (UIP) s’est tenue du 13 au 16 mars 2025 à Mexico, sous le thème « Du Mexique au reste du monde : mobilisons-nous en faveur de la parité ! ».

Ce grand rendez-vous a réuni des femmes parlementaires de divers horizons afin de débattre des stratégies de promotion de l’égalité des sexes en politique.
Parmi les figures marquantes de cet événement, la Présidente du Sénat de Côte d’Ivoire, Madame Kandia Camara, a pris part aux travaux en compagnie des sénatrices Touré Manindja épouse Diabaté et Diby N’Goran Béatrice, ainsi que du sénateur Ahiba Boguié.

Un plaidoyer fort pour la parité en politique
Lors du panel sur « Bonnes pratiques et défis pour faire progresser la parité au parlement », Kandia Camara a livré une intervention remarquée, saluée par de vives ovations. Elle a mis en avant les avancées réalisées en Côte d’Ivoire sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, notamment avec l’adoption en 2019 d’une loi imposant un quota de 30 % de femmes sur les listes électorales.

Elle a également évoqué l’augmentation du nombre de femmes au Sénat et à l’Assemblée nationale, tout en soulignant les défis persistants : résistances culturelles, contraintes économiques, difficultés d’accès aux investitures politiques et violences faites aux femmes engagées en politique.
Pour accélérer le processus, elle a proposé :
L’augmentation progressive du quota électoral à 50 % ; La création d’un fonds pour l’autonomisation politique des femmes ; Le renforcement des sanctions contre les partis ne respectant pas les quotas, ainsi qu’un programme de mentorat pour encourager la participation des jeunes filles en politique
Un modèle ivoirien en construction
La Côte d’Ivoire s’illustre par des avancées notables en matière de parité politique.
Le Sénat ivoirien, dirigé par Kandia Camara, compte aujourd’hui 24 femmes sur 99 sénateurs.

Au sein du Bureau du Sénat, la représentation féminine est en nette progression : 4 vice-présidentes sur 6, une parité parfaite à la Questure et 4 femmes sur 6 parmi les secrétaires.
Par ailleurs, la loi de 2015 sur l’école obligatoire a largement contribué à la scolarisation des filles, créant ainsi un vivier plus large de futures élues.
Un engagement renouvelé sur la scène internationale
Modératrice du panel « Briser les plafonds : Hommage au leadership des femmes », Kandia Camara a mis en avant les témoignages de femmes leaders ayant marqué l’histoire de leurs pays respectifs.

Elle a exhorté les nouvelles générations à s’investir davantage en politique et à faire de la parité une norme et non un objectif.
En marge des travaux, elle a multiplié les rencontres diplomatiques, notamment avec le Président du Sénat mexicain, Gerardo Fernández Noroña, renforçant ainsi la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Mexique sur les questions d’égalité des sexes.

Un message clair : la parité, une nécessité démocratique
En clôturant ses interventions, Kandia Camara a réaffirmé son engagement : « La parité n’est pas une faveur, mais une exigence démocratique. Nous devons agir ensemble pour construire une société plus équitable et inclusive. »

À travers sa participation active à cette Conférence mondiale, la Côte d’Ivoire démontre sa volonté de s’inscrire durablement dans la dynamique internationale de promotion de la femme en politique.
Josué Koffi

Average Rating