BETI Stéphane : l’ambassadeur de la culture Ekang engagé pour préserver l’âme des « Seigneurs de la forêt »

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« Je suis un Ekang (Beti) de la tribu Ewondo et du clan Fouda. Je suis fier d’être Ekang, un Seigneur de la forêt. » Cette déclaration de notre confrère journaliste émérite, BETI Stéphane est bien plus qu’une affirmation identitaire. Elle traduit l’attachement profond d’un fils de la grande civilisation Ekang à un héritage culturel plusieurs fois centenaire, dont la richesse continue de façonner l’histoire et les valeurs de l’Afrique centrale.

Présents principalement au Cameroun, mais également au Gabon, en Guinée équatoriale, au Congo et dans certaines régions de la diaspora, les Ekang constituent un vaste ensemble culturel regroupant plusieurs peuples, notamment les Ewondo, les Bulu, les Fang, les Eton, les Manguissa et d’autres communautés apparentées. Ils partagent une même origine historique, des langues proches, des traditions communes et une vision du monde fondée sur le respect des ancêtres, la solidarité et l’harmonie entre l’homme et la nature.

Au sein de cette grande famille, les Ewondo occupent une place importante. Historiquement installés dans la région du Centre du Cameroun, notamment autour de Yaoundé, ils ont joué un rôle majeur dans l’organisation sociale, politique et culturelle du pays. Le clan Fouda, auquel appartient l’auteur de cette déclaration, s’inscrit dans cette longue tradition de transmission des valeurs, de la mémoire familiale et du respect des lignées.

Être Ekang, c’est revendiquer l’héritage des « Seigneurs de la forêt ». Cette expression symbolise la parfaite connaissance de l’environnement forestier, considéré non seulement comme une source de subsistance, mais aussi comme un espace sacré où se transmettent les savoirs, les rites initiatiques, les légendes et les enseignements des anciens. La forêt représente un véritable patrimoine spirituel, culturel et écologique.

Face aux effets de la mondialisation, de l’urbanisation et de l’uniformisation des modes de vie, la sauvegarde des identités culturelles devient un enjeu majeur. Les langues, les danses, les chants, les contes, les rites et les coutumes ancestrales risquent de disparaître si les nouvelles générations ne s’en approprient pas l’héritage.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la promotion des « Seigneurs de la forêt ». Plus qu’un simple slogan, cette initiative se veut un engagement en faveur de la valorisation de la culture Ekang, de la transmission des savoirs traditionnels et de la préservation d’un patrimoine qui fait partie intégrante de la richesse culturelle africaine.

Comme le rappelle avec conviction son promoteur : « La culture est l’âme d’un peuple. Si elle n’est pas défendue, nous disparaîtrons dans un environnement mondialisé. » Cette pensée résonne comme un appel à la responsabilité collective. Défendre sa culture n’est pas un repli sur soi, mais un acte de mémoire, de dignité et de transmission.

Préserver l’identité Ekang, c’est contribuer à la diversité culturelle mondiale. Car un peuple qui protège ses racines prépare aussi l’avenir de ses enfants.


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