La capitale économique ivoirienne, Abidjan, a ouvert ses portes, ce lundi 3 décembre 2024 à l’occasion de la Réunion de coopération technique de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA).

Organisé par le gouvernement ivoirien, via le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, cet événement phare, qui se tient jusqu’au 5 décembre au Radisson Blu, réunit des experts et décideurs des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
L’objectif de cette réunion est d’améliorer la planification énergétique dans ces régions, un défi majeur pour l’avenir énergétique du continent.
Dans son discours d’ouverture, Mme Imen Bentouhami, Chargée de gestion de programme à l’AIEA, a souligné l’importance des outils de planification énergétique développés par l’agence, utilisés par plus de 135 pays et 20 organisations internationales.

« L’AIEA a soutenu plusieurs nations africaines dans l’élaboration de leurs plans énergétiques, contribuant ainsi à un développement énergétique durable », a-t-elle précisé.
Des exemples notables incluent des projets de planification pour des pays comme le Lesotho, le Rwanda et la Tanzanie.Cette réunion s’inscrit dans un contexte de coopération renforcée, avec la récente adoption par les Chefs d’États africains, en début d’année, du Plan Directeur Continental de l’Énergie pour l’Afrique (CMP), un projet ambitieux lancé par le NEPAD et financé par l’Union Européenne.
Ce plan, qui vise à interconnecter les réseaux électriques régionaux et à prioriser les projets de production et de transport d’électricité à l’horizon 2040, sera un pilier central des discussions de cette réunion.

Pour M. Souleymane Soro, Directeur de Cabinet Adjoint au Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, la planification énergétique est cruciale pour le développement durable de l’Afrique. « Nous devons élaborer des plans énergétiques robustes, intégrant des technologies adaptées, fiables et respectueuses de l’environnement », a-t-il insisté.
La réunion d’Abidjan est aussi l’occasion de renforcer les partenariats entre les États africains, l’AIEA, et des institutions régionales telles que l’IRENA, l’Association des Sociétés d’Électricités d’Afrique (ASEA) et la Commission Africaine de l’Énergie.
Des contributions des centres d’excellence, comme le Centre des Métiers de l’Électricité de Côte d’Ivoire, ajoutent une dimension locale à cet échange d’expertise.
La Côte d’Ivoire, quant à elle, a déjà mis en place un Plan Directeur de Production et de Transport d’Énergie couvrant la période 2022-2040, visant à diversifier son mix énergétique et à répondre aux besoins croissants en électricité de la sous-région.

Ce plan est aligné avec les objectifs du CMP, et la réunion d’Abidjan pourrait bien marquer le début d’une ère de coopération plus intense entre les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Au-delà des discussions techniques, cet événement symbolise une opportunité unique de renforcer l’intégration énergétique sur le continent, en vue d’assurer un avenir énergétique durable pour toute l’Afrique.

Les conclusions de ces échanges détermineront les actions concrètes à mener pour transformer les défis énergétiques actuels en opportunités de développement.
Josué Koffi

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