La première édition de la Journée nationale du civisme fiscal (JNCF), initiée par la Direction générale des Impôts (DGI), en partenariat avec le Projet d’Amélioration de la Gouvernance pour la Délivrance des Services de base aux citoyens (PAGDS) s’est tenue le lundi 17 juillet 2025, au Palais de la culture de Treichville, en présence de plusieurs acteurs du monde des finances et des hommes de métiers.
Cette journée inédite, placée sous le thème « Services fiscaux et développement », a rassemblé fonctionnaires, acteurs économiques, société civile et citoyens autour d’un enjeu central : le renforcement du civisme fiscal.

Dans son discours inaugural, le Directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou, a levé le voile sur les nombreuses réformes mises en œuvre grâce à l’appui du PAGDS. Il s’agit notamment du plan stratégique 2022-2026, du renforcement du système de cadastrage, du développement d’une application de gestion fiscale et de la mise en place de prix d’excellence pour les contribuables exemplaires.
« Améliorer le civisme fiscal est un défi collectif. Il interpelle tous les acteurs : femmes, hommes, jeunes, médias, organisations de la société civile, entrepreneurs, enseignants et élèves », a-t-il insisté, plaidant pour une fiscalité fondée sur « la transparence, la responsabilité et la confiance mutuelle ».
Représentant le ministre des Finances et du Budget, le directeur de cabinet adjoint, Bamba Vassogbo, a salué l’organisation de cette journée qu’il juge hautement pédagogique. Il a rappelé que les réformes engagées ont permis une croissance significative des recettes fiscales, passant de 994 milliards F CFA en 2011 à 4 270 milliards F CFA en 2024.
« Le gouvernement a pu financer d’importantes infrastructures dans des secteurs stratégiques tels que la santé, l’éducation, la sécurité, l’économie et les routes », a-t-il souligné.
La coordinatrice du PAGDS, Mme Yao Madeleine, a insisté sur l’importance de la mobilisation citoyenne autour du civisme fiscal. Elle a mis en avant les résultats concrets du soutien apporté à la DGI, notamment l’accroissement des ressources intérieures qui permettent aujourd’hui de financer des projets à fort impact social.
En somme, cette première édition de la JNCF marque un tournant dans la relation entre les citoyens et l’administration fiscale. Un message clair est lancé : le développement de la Côte d’Ivoire passe aussi par la responsabilité fiscale de tous.
Josué Koffi

Average Rating