Vincent Toh Bi trace la voie des réformes: “Bâtissons enfin une Côte d’Ivoire démocratique et inclusive”

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À peine quelques jours après la proclamation des résultats de la présidentielle de 2025, Vincent Toh Bi Irié, ancien préfet d’Abidjan et président du mouvement Ensemble pour la République, a convoqué la presse nationale et internationale, ce jeudi 30 octobre, à la salle Daoukro du Sofitel Hôtel Ivoire. L’homme d’État, à la parole rare mais toujours mesurée, a lancé un appel fort : refonder la démocratie ivoirienne.

Sous le thème « Après les élections de 2025, quelles réformes urgentes et nécessaires pour une Côte d’Ivoire démocratique ? », Vincent Toh Bi a livré une analyse sans détour.
« Il est temps d’entamer de vraies réformes, pas de simples changements de lois », a-t-il martelé, dénonçant une conception du pouvoir encore trop souvent utilisée comme “un instrument de domination plutôt qu’un levier d’unité nationale”.

Selon lui, la Côte d’Ivoire, engagée dans son quatrième cycle électoral depuis la crise de 2002, doit impérativement rompre avec les logiques de division et de méfiance. « Quand un seul sang coule, qu’il s’agisse d’un blessé ou d’un mort, c’est déjà trop pour notre pays », a-t-il averti.

Au cœur de son plaidoyer, Vincent Toh Bi propose une réarchitecture complète du dispositif électoral :

Création d’une Haute Cour électorale indépendante pour traiter tous les contentieux liés aux élections ;

Refonte de la Constitution afin d’en extirper les zones de discorde ;

Mise en place d’une nouvelle Commission électorale composée uniquement de neuf personnalités neutres et intègres, excluant toute appartenance politique.

L’ancien préfet suggère également l’établissement d’une liste électorale entièrement nouvelle et un système électoral mixte, combinant représentation majoritaire et proportionnelle. « Plus les citoyens sont représentés, plus la paix devient possible », a-t-il insisté.

Pour Vincent Toh Bi, la refondation démocratique ne saurait se limiter à des révisions de textes. Elle doit s’accompagner d’un réveil moral et civique.
« Nous avons beaucoup de diplômés, mais très peu d’intellectuels au sens noble du terme », a-t-il regretté, appelant à rebâtir un citoyen ivoirien nouveau, “porteur de valeurs et d’humanisme”.

Il a enfin tendu la main à la classe politique, exhortant à un dialogue national inclusif :
« Ouvrons une vraie réforme participative, qui implique tous les Ivoiriens, pour que plus jamais nos élections ne soient synonymes de division. »

Cette première prise de parole post-électorale marque le retour d’un acteur politique porteur d’une vision claire : celle d’une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même, bâtie sur la justice, la transparence et l’inclusion.

Josué Koffi

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