Tanda, dans le Gontougo. Le dimanche 04 Janvier 2026, la cour de la paroisse Saint Jean XXIII ne résonne pas seulement des chants de Noël et de l’Épiphanie. Au lendemain de la fête de Nouvel An, l’UNICEF a donné du rire et de l’enthousiasme à plus de 1 150 enfants, venus de 11 villages périphériques, réunis autour d’un même message : aucun enfant ne doit être laissé pour compte en Côte d’Ivoire.

Sous les regards attendris des parents et des responsables communautaires, les enfants participent à des jeux, des quiz éducatifs et des moments de partage. L’événement, initié avec l’appui de l’UNICEF, dépasse largement le cadre festif. Il s’agit d’un espace de sensibilisation et d’éveil, où les notions de droits et de devoirs sont transmises dès le plus jeune âge.
La présence remarquée de Monsieur Jean François Basse, Représentant Résident de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, accompagné de son épouse, confère à la cérémonie une dimension symbolique forte, soulignant l’importance accordée aux enfants vivant dans les zones rurales et reculées.

Dans son message, l’UNICEF rappelle que la protection de l’enfance est une responsabilité partagée. « Garantir à chaque enfant une identité, une éducation et un environnement protecteur ne peut être l’œuvre d’un seul acteur », martèlent les organisateurs. Autorités administratives, chefs religieux, parents et partenaires privés sont tous appelés à s’engager pour bâtir une société plus juste.

Cet appel trouve un écho particulier dans une région où l’accès à l’état civil, à l’éducation et aux soins de base demeure encore un défi pour de nombreuses familles.
L’UNICEF, une action de proximité dans le Nord-Est
Dans le Gontougo, l’action de l’UNICEF se matérialise par des programmes concrets : scolarisation des filles, réduction de la mortalité infantile, promotion de l’enregistrement des naissances et protection sociale. Des initiatives qui visent à garantir à chaque enfant ivoirien un départ équitable dans la vie.

Parmi les bénéficiaires, Delphine, 11 ans, ne cache pas son émotion :
« Je suis très heureuse aujourd’hui. C’est la première fois que je vois autant d’enfants réunis ici. On nous a expliqué que nous avons des droits, mais aussi le devoir de bien travailler à l’école. Je vais bien m’occuper de mon cadeau et continuer à étudier pour réussir », confie-t-elle avec un sourire timide.

« Chaque vie d’enfant compte »
Prenant la parole, Jean François Basse insiste :
« Le droit au jeu et à la joie est universel. En célébrant avec ces 1 150 enfants, nous réaffirmons que chaque vie d’enfant compte. L’UNICEF restera aux côtés des communautés pour bâtir un avenir protecteur pour tous les enfants ivoiriens. »
Le Père Célestin, curé de la paroisse, salue pour sa part une initiative porteuse d’espoir, qui renforce la cohésion sociale et redonne confiance aux familles rurales.

À Tanda, cette journée restera gravée comme bien plus qu’une fête. Elle aura été une leçon de solidarité, d’engagement et d’humanité, portée par la conviction que l’avenir de la Côte d’Ivoire commence par la protection de ses enfants.
Josué Koffi

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