Une rencontre de haut niveau entre Mme Diene Keita, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et Secrétaire générale adjointe des Nations Unies, et le Dr Sidi Ould Tah, Président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), à Abidjan le 8 septembre 2025.

Cette première visite officielle de Mme Keita, depuis sa nomination, marque une volonté claire de renforcer le partenariat stratégique qui unit les deux institutions depuis plus de trois décennies.
Cette rencontre intervient dans un contexte particulier : le début du nouveau mandat présidentiel de la BAD et l’adoption récente du Plan stratégique de l’UNFPA. Les discussions ont porté sur le développement du capital humain, la résilience démographique, l’amélioration des systèmes de santé et la collecte de données fiables pour éclairer les décisions politiques.
« En travaillant ensemble, nous pouvons tirer parti du dividende démographique, renforcer les systèmes de santé et autonomiser les femmes et les jeunes afin de stimuler une transformation durable sur tout le continent », a déclaré Mme Keita.
Depuis 1988, la BAD et l’UNFPA œuvrent de concert sur plusieurs fronts : santé maternelle, lutte contre le VIH/sida, égalité des genres, renforcement statistique et, plus récemment, adaptation au changement climatique. Cette collaboration a permis de lancer des initiatives concrètes comme le soutien à la réponse à Ebola en Sierra Leone, la promotion de l’adaptation climatique sensible au genre en Afrique de l’Est, ou encore des projets de services inclusifs en Côte d’Ivoire.
Pour le Dr Sidi Ould Tah, l’expertise technique de l’UNFPA reste indispensable pour traduire en résultats concrets les priorités de la Stratégie décennale de la BAD (2024-2033). « Nos investissements doivent être fondés sur des données probantes, inclusifs, et avoir un impact mesurable sur les jeunes, les femmes et les communautés, en particulier dans les contextes fragiles », a-t-il insisté.
L’égalité des genres, la résilience climatique et l’investissement dans la jeunesse sont des priorités transversales partagées par les deux institutions, qui veulent démontrer que l’Afrique dispose des leviers nécessaires pour transformer ses défis démographiques en opportunités de développement.
Au-delà des mots, la rencontre d’Abidjan traduit une volonté politique forte : celle de conjuguer expertise technique et financements massifs pour offrir à l’Afrique une trajectoire de développement inclusive et durable. En associant la puissance financière de la BAD et l’expertise de l’UNFPA, les deux partenaires entendent bâtir un modèle de coopération capable de transformer la vie des populations africaines.
Josué Koffi

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