Sécurité alimentaire: au PK28, Bayer fait le pari de la qualité et de l’emploi local

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À PK28, axe Abidjan–Yamoussoukro, dans un vaste entrepôt de 1 500 m², maintenu à température et humidité contrôlées, des milliers de sacs de semences de maïs attendent le top départ de la campagne. Ici, à 28 kilomètres du centre-ville d’Abidjan, se joue une partie essentielle de la bataille pour la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

Le Mercredi 4 mars 2026, le groupe a ouvert ses portes à la presse pour dévoiler les coulisses de son dispositif logistique et technique. Présent en Afrique de l’Ouest avec son bureau régional basé en Côte d’Ivoire depuis 2014, Bayer positionne le pays comme hub stratégique pour ses opérations agricoles.

« Bienvenue dans notre entrepôt du PK28. Ici, nous stockons nos semences de maïs hybrides dans des conditions optimisées pour garantir une qualité irréprochable », explique Amandine Berthoud, Directrice générale et Directrice Commerciale Afrique de l’Ouest et Centrale.

Température abaissée, humidité strictement régulée, détecteurs de fumée, système d’alerte et groupe électrogène en plan B : tout est pensé pour préserver le potentiel germinatif. « Notre objectif est simple : qu’une graine mise en terre donne un pied de maïs productif », insiste-t-elle.

Deux variétés phares sont stockées sur le site : le maïs blanc DK777 et le maïs jaune DK7500, avec un potentiel de rendement pouvant atteindre 10 tonnes à l’hectare et une moyenne observée de 5 à 6 tonnes, voire plus de 8 tonnes en milieu paysan.

Michelle Gnagbo, Responsable des opérations d’entreposage, détaille le processus : « Dès réception des semences, nous sollicitons le laboratoire national pour des tests de germination. La norme internationale est fixée à 90 %. Jusqu’ici, nous sommes au-delà de 95 %. »

Aucune commercialisation n’est autorisée sans validation officielle. Les sacs endommagés sont isolés et détruits. « On ne reconditionne pas. La qualité prime sur tout », martèle-t-elle.

L’entrepôt, presque plein à l’approche des pluies, permet d’anticiper la courte campagne agricole qui s’étend de mars à juillet. Les volumes alimentent non seulement le marché ivoirien, mais aussi le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Togo et le Bénin.

Au-delà de la semence, Bayer déploie une approche intégrée. « La semence seule ne suffit pas », souligne Jean Melaine Amari, chargé du partenariat écosystème. « Nous intervenons sur toute la chaîne de valeur : accès au financement, formation technique et débouchés commerciaux. »

Grâce à un partenariat avec une institution financière, les coopératives accèdent au crédit sous forme d’intrants. Les équipes techniques forment ensuite producteurs et agri-entrepreneurs aux bonnes pratiques. Enfin, un acheteur partenaire rachète l’excédent de production, permettant aux agriculteurs de rembourser leurs crédits et de dégager des revenus.

L’entrepôt du PK28 représente un investissement annuel estimé à un milliard de francs CFA et génère une trentaine d’emplois directs et indirects. À terme, le groupe ambitionne de toucher un million de petits producteurs en Côte d’Ivoire.

« Nous misons sur la qualité pour contribuer durablement à la sécurité alimentaire. Le producteur doit être exigeant sur ses semences », conclut Amandine Berthoud.

Dans un contexte marqué par la pression démographique et les défis climatiques, le pari de la qualité et de la formation pourrait bien devenir un levier majeur de souveraineté alimentaire.

Josué Koffi

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