Dans le cadre du 31ème numéro de » la Tribune du PPA-CI » le Ministre Justin Katinan Koné, Président du Conseil Stratégique et Politique du PPA-CI s’est adressé à la presse nationale et internationale, ce lundi 28 octobre 2024, au siège du parti à Cocody Bonoumin.

Il était accompagné de certains cassiques du PPA-CI dont le Secrétaire général Jean Gervais Tchéidé, l’ancien Ministre Pierre Kipré, de M. Benjamin Djédjé, l’ancien Ministre Danon Djédjé et bien d’autres.
Deux thématiques clés ont été abordés par l’homme de main de l’ex Président Laurent Gbagbo à savoir : – L’état de droit en Côte d’Ivoire notamment sur les graves atteintes aux libertés individuelles sous le régime RHDP;
– La Côte d’Ivoire rejoint la liste grise pour le blanchiment d’argent de la corruption et du crime.
» Je voudrais, avant tout propos, vous exprimer toute la gratitude du Président Laurent GBAGBO et de son Parti, le PPA CI pour l’intérêt que vous accordez à la Tribune d’échanges et de débats relatifs aux sujets d’intérêt national et international. La Côte d’Ivoire, notre pays, va mal et continue, ces derniers jours, sa chute vertigineuse dans un ténébreux abîme angoissant. Le peuple ivoirien récrimine, accuse et se lamente face aux dérives et aux excès du régime actuel : Il s’agit des affres de la mal gouvernance, des agissements antirépublicains du régime RHDP qui musèle les libertés individuelles et collectives, même celles qui sont protégées par la Constitution. C’est pourquoi, le présent numéro de la Tribune du PPA-CI abordera deux sujets suivants : Les attaques violentes contre les libertés et la mal gouvernance qui justifie le rajout de la Côte d’Ivoire sur la liste noir du GAFCI… ».

Plus loin, Koné Katinan a dénoncé la confiscation des libertés par le régime RHDP. » Il convient de relever que la confiscation des libertés ne prospère que là où les gouvernants ont un mépris pour le peuple et pour la loi qui en émane. Sur ces deux points, le RHDP atteint des records inégalés.
Depuis le 11 avril 2011, date de sa prise de pouvoir, le régime RHDP ne s’est jamais débarrassé de sa tare congénitale. En effet, la violence et les moyens non-démocratiques qu’il a utilisés pour arriver au pouvoir, méthodes désormais relevant du domaine public, le RHDP, conscient de son manque de légitimité, n’a de cesse de développer tous les gènes des régimes qui souffrent du manque de l’onction du peuple.

Avant même qu’il ne prenne fonction, le 21 mai 2011, le Président Ouattara, a pris, en toute illégalité, l’ordonnance 2001-007 du 14 Avril 2011, pour déclarer nuls de nul effet, les actes pris par le Président Laurent GBAGBO, alors Président de jure et de facto de la République de Côte d’Ivoire.
Cette ordonnance, en ce qu’elle viole la constitution, est l’acte fondateur de la méprise que le régime du RHDP a pour la loi et les libertés.
Il n’a pas manqué de condamner les poursuites judiciaires contre les membres du parti qu’il trouve arbitraire: » Le 18 janvier 2019, le tribunal de Première instance d’Abidjan a condamné le Président Laurent GBAGBO, le Premier ministre Gilbert Aké Ngbo, le ministre Désiré Dallo et le ministre Justin Katinan KONE à 20 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 329 milliards de FCFA, dans un procès expéditif relatif à l’affaire dite « du braquage de la BCEAO ».

Cette condamnation par un tribunal de droit commun s’est faite en violation flagrante de la loi 2005-201 du 16 juin 2005 portant Statut d’ancien Président de la République, de Chef ou de Président d’Institution.
« Koné Katinan a aussi fustigé la suspension des syndicats estudiantins: »
Le mardi 1er octobre 2024, le gouvernement a décidé de l’interdiction des activités des associations syndicales estudiantines sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure générale a été prise à la suite du meurtre de l’étudiant Agui Mars Aubin Déagoué, alias « général sorcier ».
Le gouvernement a profité de ce crime odieux et inacceptable dans un pays, pour suspendre les activités de toutes les organisations syndicales, et procéder à l’expulsion de milliers d’étudiants qui occupaient, selon le gouvernement, illégalement les chambres des cités estudiantines.

Dans la foulée, le siège de la FESCI, dont la construction aurait bénéficié de l’apport personnel du ministre de l’Enseignement supérieur.
S’il est établi que plusieurs meurtres ont été enregistrés ces temps-ci dans le milieu estudiantin, ce qui est inacceptable et le PPA-CI condamne cette dérive meurtrière dans ce milieu qui porte l’espoir de la nation (voir la déclaration produite par le secrétaire général du parti) ,
les mesures générales prises contre les associations des étudiants par le gouvernement sont suspectes.
En matière pénale, la faute est personnelle. Nul ne peut payer pour les fautes d’autrui. Un meurtre commis par des personnes identifiées ne peut donner lieu à une punition collective de toute la communauté estudiantine. S’il est établi que la FESCI connait des dérives depuis un moment, pourquoi alors le gouvernement s’en prend-t-il à toutes les autres associations syndicales.

Comment le gouvernement peut-il paraître sincère lorsque l’on sait que depuis plusieurs années, il n’y a jamais eu d’admission formelle des étudiants dans les cités administratives. Est-il possible que la FESCI se fut octroyé des chambres d’étudiant qu’elle sous louaient à des prix exorbitants à d’autres étudiants dans l’ignorance totale de l’administration chargée de la gestion des chambres… »
En somme le discours du Ministre Katinan Koné traduit une profonde inquiétude concernant l’avenir de la démocratie et des libertés en Côte d’Ivoire.
Sa prise de parole dans « la Tribune du PPA-CI » met en lumière les tensions politiques actuelles et appelle à une réflexion sur l’état de la gouvernance dans le pays.
Ibo François

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