Opposition sous pression : le PHDD.CI dénonce la répression politique en Côte d’Ivoire

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Une montée des tensions à l’approche de la présidentielle

À quelques mois de l’élection présidentielle de 2025, la situation politique en Côte d’Ivoire se tend davantage. La Direction Nationale du Parti Houphouëtiste pour la Démocratie et le Développement en Côte d’Ivoire (PHDD.CI) tire la sonnette d’alarme sur ce qu’elle qualifie de « persécution systématique » des cadres de l’opposition par la justice et les forces de l’ordre.

Selon cette formation politique, les partis PPA-CI, GPS et PDCI-RDA sont particulièrement visés par une série d’arrestations et de condamnations jugées arbitraires.

Des arrestations et condamnations controversées

Le PHDD.CI, par la voix de son Président Diby Bertrand Ako, dénonce notamment la récente condamnation à 10 ans de prison ferme des cadres du PPA-CI, Damana Adia Pickas, Ipaud Lagui et Koua Justin, accusés d’une tentative de coup d’État. Selon l’opposition, ces accusations sont montées de toutes pièces, illustrant une instrumentalisation de la justice pour écarter des figures clés du camp adverse. Parallèlement, Rigobert Soro, frère de l’ex-Premier ministre Guillaume Soro, a été arrêté et incarcéré, alimentant les suspicions de répression ciblée.

Un climat d’intimidation généralisé

Au-delà des arrestations, le PHDD.CI fustige l’impunité accordée aux groupes armés et milices qui, selon le Président Diby Bertrand Ako, « bénéficient d’une protection tacite du pouvoir en place. L’opposition dénonce également l’inaction des autorités face aux insultes publiques visant des personnalités politiques, à l’instar de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, récemment pris pour cible par le ministre Célestin Serey Doh ».

La question du quatrième mandat d’Alassane Ouattara

Le PHDD.CI s’insurge également contre la possibilité d’un quatrième mandat du président Alassane Ouattara, qu’il juge « illégal et anticonstitutionnel ».

Le Président Bertrand Ako déplore que « certains cadres ivoiriens soutiennent cette démarche par opportunisme, alors que d’autres nations comme la France et les États-Unis respectent strictement la limitation des mandats ».

Un appel à la mobilisation

Face à cette situation, la Direction Nationale du PHDD.CI appelle ses militants et l’ensemble des citoyens ivoiriens à rester mobilisés pour défendre la démocratie. « Elle exige la libération immédiate des prisonniers politiques et la fin des « persécutions illégales » contre l’opposition ».

L’avenir politique du pays se joue dans un climat de tensions croissantes, où chaque camp affûte ses stratégies en vue de l’échéance de 2025.

Josué Koffi

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