Mobiliser davantage de ressources pour financer l’action publique, tout en préservant l’attractivité économique et la compétitivité des entreprises. C’est le double défi auquel entend répondre le projet d’annexe fiscale 2027.

Fort de 41 articles structurés autour de cinq axes stratégiques, ce texte ambitionne d’adapter le dispositif fiscal ivoirien aux exigences de financement du développement national, sans perdre de vue les impératifs de justice fiscale et de soutien au secteur privé. Les grandes orientations de cette réforme ont été présentées, le mardi 27 octobre 2026, par le Directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou, aux députés membres de la Commission des Affaires économiques et financières (CAEF) de l’Assemblée nationale, sous la présidence de Ouattara Karim.

41 articles autour de cinq axes stratégiques
Au cours de cette séance de présentation, le Directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou, a exposé les principales dispositions du projet d’annexe fiscale 2027, qui comprend au total 41 articles. Son intervention s’est articulée autour de deux points essentiels : le contexte ayant présidé à l’élaboration du texte et les différentes mesures fiscales proposées pour la gestion 2027.

Ces dispositions s’inscrivent dans cinq grands axes stratégiques. Il s’agit notamment du renforcement de la mobilisation des ressources fiscales, du soutien à l’investissement et à la compétitivité des entreprises, ainsi que de l’accompagnement de l’économie nationale.
Le projet prévoit également des mesures à caractère social, la rationalisation et la simplification du dispositif fiscal, sans oublier des dispositions d’ordre technique destinées à améliorer le fonctionnement du système fiscal ivoirien.
Préserver la résilience de l’économie ivoirienne
Revenant sur les motivations de ce projet, le Directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou a souligné les acquis des réformes engagées dans le cadre des différents Plans nationaux de développement, notamment celui couvrant la période 2021-2025.
Selon lui, leur mise en œuvre a contribué à renforcer la résilience de l’économie ivoirienne, malgré un environnement international difficile, marqué par la persistance des tensions géopolitiques, la volatilité des marchés et les fluctuations des prix des matières premières.

Cette dynamique devrait se poursuivre avec le Plan national de développement (PND) 2026-2030 et la Stratégie nationale de mobilisation des recettes à moyen terme (SRMT) 2024-2028. Ces deux instruments accordent une place importante à l’optimisation des recettes fiscales intérieures.
Entre mobilisation fiscale et attractivité économique
Au-delà de la recherche de nouvelles ressources, le Gouvernement entend maintenir un équilibre entre les besoins de financement des politiques publiques et la nécessité de préserver un environnement favorable aux investissements.
La politique fiscale demeure ainsi orientée vers plusieurs priorités : encourager le développement du secteur privé, renforcer la compétitivité des entreprises, promouvoir la justice fiscale et garantir une mobilisation optimale des recettes publiques.

À travers ses 41 articles, le projet d’annexe fiscale 2027 traduit cette volonté de faire de la fiscalité un instrument au service du développement économique et social.
Josué Koffi
