Trois jours d’intenses réflexions, de concertations stratégiques et de contributions croisées ont suffi pour poser les jalons d’une nouvelle dynamique en matière de gouvernance migratoire en Côte d’Ivoire. Ouvert le 25 mars 2026, l’atelier de validation de la cartographie des acteurs de la migration et d’analyse du cadre politique migratoire, initié par le réseau , s’est achevé le 27 mars à Abidjan sur des perspectives ambitieuses tournées vers l’échelle africaine.

Une cartographie pour structurer l’action migratoire
Durant ces assises, experts, représentants d’institutions étatiques, organisations de la société civile et partenaires techniques, dont , ont validé un outil stratégique majeur : la cartographie des acteurs ivoiriens de la migration.
Selon la chargée de programme du réseau Wildaf, , cette étape constitue un tournant décisif.
« Les acteurs ont pris connaissance des rapports, ils y ont apporté des ajustements, commentaires et recommandations intégrés au document final », a-t-elle expliqué.
Cet outil vise à doter la Côte d’Ivoire d’une base de données fiable, actualisée et inclusive, permettant une meilleure coordination des interventions dans un domaine souvent fragmenté.
Vers une gouvernance migratoire plus cohérente
Au-delà de la cartographie, les participants ont également passé au crible le cadre politique migratoire du pays. L’objectif est d’identifier les failles, renforcer les mécanismes existants et proposer des recommandations concrètes.
Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une synergie accrue entre les différents acteurs, afin de répondre efficacement aux enjeux migratoires contemporains, notamment dans un contexte sous-régional marqué par des flux croissants.
Dans cette dynamique, il est prévu la mise en place d’un comité de coordination-pays en Côte d’Ivoire. Cette instance inclusive réunira des représentants de l’État, de la société civile, des médias et même des ex-migrants.
Un comité national pour porter la voix ivoirienne
Ce futur comité aura pour mission de suivre les projets, contribuer à l’élaboration des politiques publiques et formuler des recommandations prioritaires en matière de migration.
Véritable plateforme de concertation, il se veut un cadre participatif capable de porter la voix de la Côte d’Ivoire sur les questions migratoires, tant au niveau national que sous-régional.
« Il s’agira de créer un mécanisme représentatif et efficace, capable de défendre les intérêts des acteurs et des communautés concernées », a souligné une participante.

Cap sur l’Union Africaine
À terme, cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet OUESTAF, financé par et déployé dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.
L’ambition est claire : aboutir à un plaidoyer structuré auprès de la pour l’adoption d’un cadre harmonisé de la migration dans la sous-région.
Un enjeu majeur, à l’heure où les dynamiques migratoires exigent des réponses concertées, durables et adaptées aux réalités africaines.
Josué Koffi

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