Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a présidé, jeudi 20 mars 2025, une réunion ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine (CPS-UA). Organisée par visioconférence, cette session était consacrée à un enjeu majeur : “L’intelligence artificielle et son impact sur la paix, la sécurité et la gouvernance en Afrique”.

Placée sous la présidence marocaine du CPS-UA pour le mois de mars 2025, cette rencontre a rassemblé les ministres des Affaires étrangères des États membres du Conseil, ainsi que des experts et représentants d’institutions spécialisées. L’objectif était d’évaluer les opportunités et défis liés à l’intelligence artificielle et d’examiner son influence sur les dynamiques sécuritaires et politiques du continent.
Une initiative pionnière portée par le Maroc
Cette réunion, une première à ce niveau ministériel en Afrique, s’inscrit dans la continuité des efforts engagés par le Royaume du Maroc sur la scène internationale pour promouvoir une utilisation responsable et éthique de l’intelligence artificielle. Ces engagements ont été couronnés par l’adoption en 2024 de la résolution A/78/L.49 de l’Assemblée générale des Nations Unies, portée conjointement par le Maroc et les États-Unis.
Le Maroc, futur hub de l’IA en Afrique
Acteur clé dans le développement de l’intelligence artificielle, le Maroc a réalisé une avancée significative en 2024, progressant de 11 places dans le classement mondial du Global Digitalization Index. Fort de cette dynamique, le Royaume ambitionne de s’imposer d’ici 2030 parmi les leaders africains du secteur.
Grâce à ses investissements stratégiques et à sa montée en puissance dans le numérique, le Maroc se positionne progressivement comme un hub continental de l’IA, renforçant ainsi son influence et son attractivité en matière d’innovation technologique en Afrique.
H.KARA

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