FANAF à 50 ans : Abidjan au cœur de la nouvelle architecture de l’assurance africaine

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La Fédération des Sociétés d’Assurance de Droit National Africaines (FANAF) a ouvert, le 9 février 2026, les festivités marquant son cinquantenaire. Pendant trois jours, décideurs publics, financiers et acteurs majeurs du secteur venus d’une soixantaine de pays se penchent sur l’avenir de l’assurance africaine. Une rencontre stratégique qui confirme la position de la Côte d’Ivoire comme hub financier et économique du continent.

Représentant le Premier ministre, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a salué le rôle historique de la FANAF dans la consolidation du secteur. « En cinquante années d’existence, la FANAF a accompagné la structuration progressive des marchés d’assurance africains… », a-t-il déclaré, mettant en avant l’émergence de champions régionaux et la montée en puissance de l’assurance comme pilier de stabilité économique.
Pour lui, l’assurance n’est plus seulement un outil de couverture des risques, mais un levier stratégique de développement et un moteur de mobilisation de l’épargne longue.

Malgré les progrès enregistrés, le taux de pénétration de l’assurance en Afrique demeure faible, estimé à seulement 3 %. Face à cette réalité, le ministre a exhorté les compagnies à innover davantage, notamment dans les domaines agricole, climatique, sanitaire et technologique.
« L’assurance doit accompagner l’essor de la classe moyenne africaine et anticiper les nouveaux défis liés à la cybersécurité et aux infrastructures », a-t-il insisté, appelant à une transformation structurelle du secteur pour répondre aux besoins contemporains des économies africaines.

Présent à la cérémonie, le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Sidi Ould Tah, a rappelé que la création de la FANAF en Côte d’Ivoire symbolise la centralité du pays sur l’échiquier économique africain. Il a salué les performances économiques nationales sous le leadership du président Alassane Ouattara, tout en réaffirmant l’engagement de la BAD à soutenir la formation des acteurs et la mobilisation des ressources en faveur du secteur.

De son côté, le président de la FANAF, César Ekomie Afene, a évoqué « cinquante ans d’engagement collectif pour couvrir les risques et contribuer à la durabilité de nos économies ». Au-delà des célébrations, ces assises permettront également de renouveler les instances dirigeantes de l’organisation et de tracer les grandes orientations stratégiques des prochaines décennies.

À Abidjan, le cinquantenaire de la FANAF apparaît ainsi comme un moment charnière : celui d’un secteur appelé à jouer un rôle décisif dans la résilience économique africaine et dans la construction d’un futur financier plus inclusif et innovant.

Josué Koffi

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