Éducation nationale : 1 800 enseignants contractuels en sciences entrent en formation pour relever le défi des lycées et collèges

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C’est une réponse attendue à la pénurie d’enseignants en sciences. Dans une ambiance studieuse et empreinte d’espoir, le gouvernement ivoirien a officiellement lancé, ce lundi 30 mars 2026, au Lycée Technique et Professionnel d’Ebympé, la première session de formation pédagogique de 1 800 enseignants contractuels en mathématiques et en sciences physiques, appelés à renforcer les effectifs dans les établissements secondaires du pays.

Une formation accélérée pour un déploiement imminent. Réunis au Lycée technique et professionnel d’Ebimpé, 1 300 enseignants de mathématiques ont entamé une formation intensive de dix jours, tandis que 500 autres, spécialisés en sciences physiques, suivent le même programme au CAFOP de Yamoussoukro. L’Objectif est de les préparer à une prise de fonction effective dès le 13 avril prochain.

Présidant la cérémonie, le ministre N’Guessan Koffi a insisté sur l’urgence d’outiller ces jeunes diplômés.
« Il s’agit de renforcer leurs capacités pédagogiques afin de garantir un enseignement de qualité dans nos lycées et collèges », a-t-il déclaré.

Une stratégie pour relancer les filières scientifiques. Au-delà de l’urgence, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large : redynamiser les filières scientifiques en Côte d’Ivoire. Pour le ministre, la formation de ces enseignants constitue un levier stratégique pour susciter des vocations et, à terme, former davantage d’ingénieurs.

« Nous voulons bâtir une génération capable de porter le développement scientifique et technologique du pays », a-t-il affirmé, tout en rassurant sur la transparence du processus de recrutement.

Partenaire clé de cette opération, la Société Mathématique de Côte d’Ivoire apporte un soutien pédagogique déterminant. Son président, Saliou Touré, s’est réjoui de cette collaboration.

« Nous avons conçu des documents couvrant les programmes du premier et du second cycle. Ces outils permettront aux enseignants d’actualiser leurs connaissances et de s’adapter à toutes les réalités du terrain », a-t-il expliqué.

Des supports jugés essentiels, notamment pour les zones où les ressources pédagogiques restent limitées.

Cette première session n’est qu’une étape. Le ministère prévoit un renforcement de la formation durant les grandes vacances, avec un accent particulier sur les lacunes identifiées. L’École normale supérieure d’Abidjan sera également mise à contribution pour encadrer les prochaines phases.

Après deux années de suivi pédagogique et d’évaluation, ces enseignants seront intégrés dans la Fonction publique. Une perspective qui suscite espoir et engagement chez les bénéficiaires.

En toile de fond, c’est toute une réforme silencieuse mais déterminante qui se met en place pour combler le déficit d’enseignants en sciences et améliorer durablement la qualité de l’enseignement.

Josué Koffi

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