Le Palais de la Culture d’Abidjan-Treichville a refermé ses portes, le 29 août dernier, sur le franc succès de la deuxième édition de la Foire internationale des jeunes artistes plasticiens (Fijap).
Porté avec conviction par l’artiste peintre ivoirienne Patricia Rachel Dadjé, cet événement s’est affirmé comme une vitrine incontournable pour la valorisation des émergents de la scène plastique régionale et internationale. L’aventure a débuté bien en amont de l’exposition marchande.

Du 15 juillet au 15 août, les plasticiens invités se sont retrouvés à Dabou pour une résidence de création intensive.
Ce séjour en immersion a favorisé le dialogue interculturel et le travail collaboratif, donnant notamment naissance à une œuvre collective emblématique articulée autour du triptyque « Art, écologie et innovation ».
Un thème fort qui rappelle la capacité des industries créatives à s’emparer des enjeux environnementaux tout en générant des opportunités d’emploi pour la jeunesse.

Au-delà de la démarche esthétique, la Fijap ambitionne de corriger un problème structurel : l’isolement des jeunes créateurs et leur difficulté d’accès au marché de l’art. En réunissant galeristes, mécènes et acteurs institutionnels lors de la phase d’exposition du 21 au 29 août — rythmée par un vernissage, des panels et des ateliers de formation, l’initiative entend bâtir une passerelle directe vers le milieu professionnel.
« Le but ici, c’est de créer cette voie-là où tous les mécènes, les galeries, tous les acteurs culturels puissent venir piocher des talents », a rappelé la promotrice Patricia Rachel Dadjé.

En structurant le secteur et en misant sur le mentorat, la Fijap ne se contente plus d’être un simple espace d’exposition : elle pose les bases d’un écosystème pérenne, propice à l’épanouissement et au rayonnement international de la nouvelle garde des arts plastiques en Côte d’Ivoire.
E.D.

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