Dans un contexte de tension et d’interrogations au sein de la filière, la voix du Président du Conseil d’Administration de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) Café-Cacao s’est voulue ferme et rassurante. Le mardi 3 mars 2026, face à la presse nationale, Diakité Siaka a annoncé l’achat effectif de 100.000 tonnes de cacao aux prix indiqués, exclusivement entre les mains des producteurs et des coopératives.

Aux côtés du vice-président Obed Doua et de plusieurs délégués, le PCA de l’OIA Café-Cacao a tenu à dissiper toute ambiguïté : « La normalité est de retour dans la filière café-cacao. Le Gouvernement a pris l’engagement d’enlever les 100.000 tonnes annoncées, et cet engagement sera respecté », a-t-il déclaré avec assurance.
Un achat ciblé au profit exclusif des producteurs
Dans son adresse, Diakité Siaka a insisté sur un point essentiel : les 100.000 tonnes concernées ne feront l’objet d’aucune spéculation ni d’intermédiation parallèle. « Ces quantités seront achetées uniquement aux producteurs et aux coopératives. Il ne s’agit pas d’opérations avec des opérateurs privés ou d’autres acteurs », a-t-il martelé.
Cette précision intervient dans un climat où certaines rumeurs faisaient état d’un éventuel partage ou d’une redistribution régionale des volumes. Le PCA a balayé ces allégations : « Il ne s’agit nullement de quotas à partager par région ou par leader. Les bénéficiaires sont connus. »

Des inventaires officiels comme base de référence
Pour étayer ses propos, le Président du Conseil d’Administration de l’OIA Café-Cacao a rappelé que les chiffres avancés reposent sur des données précises. « Le Conseil Café-Cacao procède régulièrement à des inventaires. Ce sont les résultats des semaines 16 et 17 qui ont permis d’identifier les 100.000 tonnes », a-t-il expliqué.
Les producteurs et coopératives concernés détiennent déjà des quittances issues de ces inventaires et figurent dans le répertoire officiel du Conseil Café-Cacao, mis à la disposition de l’OIA. Un dispositif qui, selon lui, garantit transparence et traçabilité.
Mise en garde contre toute tentative de spéculation
Au-delà des annonces, le ton s’est durci à l’endroit de certains acteurs tentés par des pratiques déviantes. Diakité Siaka a lancé un avertissement clair : « Que ceux qui auraient la malice de ne pas payer les producteurs pour renouveler leurs stocks se détrompent. Ils ne seront pas pris en compte. »

Plus ferme encore, il a prévenu que les coopératives qui conserveraient l’argent des producteurs à des fins spéculatives s’exposeraient aux sanctions judiciaires prévues par la loi. « La filière doit rester saine et protéger d’abord les producteurs », a-t-il conclu.
À travers cette sortie médiatique, l’OIA Café-Cacao entend restaurer la confiance dans une filière stratégique pour l’économie ivoirienne. Un signal fort adressé aux acteurs du secteur, mais surtout aux milliers de producteurs qui vivent de l’or brun.
Josué Koffi

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