La Jeune Chambre Internationale (JCI) Côte d’Ivoire a tourné une nouvelle page de son histoire, le samedi 31 octobre 2026, à Abidjan-Plateau, à l’occasion de sa Convention nationale. Élu président exécutif national pour 2027, Koné Kaniza Ismaël hérite d’une organisation qui entend consolider la paix retrouvée et renouer avec une dynamique collective. Son ambition. Renforcer la gouvernance, élever les standards et accroître l’impact de la JCI dans les communautés.

Une passation sous le signe de la réconciliation
À la JCI Côte d’Ivoire, l’heure est à la reconstruction et à la projection. Après un mandat 2026 éprouvé par des crises internes, l’organisation s’est engagée dans une nouvelle séquence avec l’élection de Koné Kaniza Ismaël à sa tête. La passation de charges avec le président sortant, Silué Sylvère, a ainsi pris une dimension particulière .Celle d’une transmission de responsabilités, mais aussi d’un engagement à préserver les acquis de la réconciliation. « Nous cédons aujourd’hui à Ismaël une JCI Côte d’Ivoire apaisée, loin de tout conflit », s’est réjoui Silué Sylvère, qui attribue cette évolution au vaste chantier de réconciliation inscrit dans son programme de mandature. « C’est une JCI Côte d’Ivoire rassemblée, une JCI Côte d’Ivoire unie et une JCI Côte d’Ivoire qui ira de l’avant », a-t-il insisté.
Koné Kaniza Ismaël mise sur l’unité et l’exigence
C’est précisément sur cette unité que le nouveau président entend bâtir son action. Dans son discours, Koné Kaniza Ismaël a défendu une organisation plus exigeante dans son fonctionnement, plus attentive à ses membres et davantage tournée vers les résultats. Son projet repose notamment sur le renforcement des organisations locales, la formation des jeunes leaders et la réalisation d’initiatives dont les effets pourront être concrètement appréciés dans les communautés. Mais avant les ambitions, il y a une condition essentielle . La cohésion. « Nous ne pouvons pas bâtir une organisation forte avec des énergies dispersées. Nous ne pouvons pas prétendre transformer nos communautés si nous ne sommes pas capables de nous rassembler autour de notre propre idéal », a-t-il lancé. Refusant de faire de sa présidence une aventure solitaire, il a promis une gouvernance fondée sur l’écoute et le dialogue. « Je vous promets une présidence à l’écoute, au travail et tournée vers les résultats. Je rechercherai le dialogue plutôt que les affrontements, la cohésion plutôt que la division et des solutions plutôt que des excuses », a-t-il affirmé.
Rokaya Jamaly salue un mandat 2026 réussi

Cette volonté de consolidation trouve un écho dans l’appréciation de Rokaya Jamaly, vice-présidente internationale assignée à l’Afrique et au Moyen-Orient. Au terme de son séjour en Côte d’Ivoire, elle a salué un mandat 2026 réussi sur plusieurs fronts, notamment le leadership des jeunes, la relève organisationnelle et l’intégration des initiatives internationales. « Ce fut un mandat réussi de tous les côtés, de tous les angles », a-t-elle estimé, adressant ses félicitations à l’équipe sortante et au nouveau bureau. Forte de plus de 70 ans de présence dans le pays, la JCI Côte d’Ivoire dispose, selon elle, d’un potentiel qu’elle doit continuer à faire fructifier en élargissant son implantation et en attirant davantage de jeunes. À Koné Kaniza Ismaël, elle recommande de rester attentif aux réalités du pays : « Le seul conseil que je peux lui donner, c’est de se tenir à l’écoute du contexte économique et social pour créer encore plus d’impact. » Elle a également invité les membres à mieux communiquer sur leurs réalisations afin de susciter de nouvelles vocations au sein de la jeunesse.
Préserver la paix, un impératif pour la nouvelle équipe
La préservation de la paix a également été au cœur du message de Tanoh Yao Théodore, représentant l’Inspecteur général d’État et sénateur de la JCI, Ahoua N’doli Théophile. Pour lui, la sortie de crise constitue un acquis précieux que la nouvelle équipe dirigeante doit protéger. « Celui qui succède au président sortant doit veiller à préserver cette paix et à la consolider. Il faut que l’unité qui avait été momentanément fragilisée revienne et se renforce chaque jour davantage », a-t-il recommandé. Une exigence qui renvoie, selon lui, à l’identité même de la JCI, dont la force réside dans sa capacité à dépasser les divergences par le dialogue. « On trouve toujours des solutions à nos crises dans la paix », a-t-il rappelé.
Huit nouveaux membres intègrent l’organisation
La convention a, par ailleurs, été ponctuée de moments symboliques avec l’intégration de huit nouveaux membres et la distinction de plusieurs nouveaux sénateurs. Deux actes qui traduisent, d’une part, le renouvellement des forces vives de l’organisation et, d’autre part, la reconnaissance de parcours et d’engagements au service de la JCI.
Au-delà du changement de dirigeant, cette convention aura surtout mis en évidence un défi . Transformer la réconciliation en une force durable de mobilisation et d’action. Pour Koné Kaniza Ismaël, la réussite du mandat 2027 ne se mesurera donc pas seulement aux réalisations du bureau exécutif, mais aussi à la capacité de chaque membre à contribuer à une ambition commune. Son mot d’ordre résume cette volonté de dépassement. « Ensemble, élevons nos standards. Ensemble, faisons de la JCI une référence par la qualité de ses leaders et la profondeur de son impact. »
