Alimentation/3e édition de ‘’Terra Madre’’ Côte d’Ivoire Bondoukou a célébré la gastronomie et l’identité culturelle locale

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La 3e édition de Terra Madre Côte d’Ivoire sous l’égide des 12 communautés Slow Food que compte le pays s’est tenue le 30 août 2025, dans la ville de Bondoukou.

A l’image de Terra Madre Turin, celui de la Côte d’Ivoire est aussi le rendez-vous où les communautés promeuvent une alimentation Bonne, Propre et Juste. D’où le thème principal : « préserver les semences locales pour garantir et pérenniser une alimentation bonne, propre et juste en Côte d’Ivoire ».

Entre expositions culinaires, danses traditionnelles et échanges interculturels, la rencontre a permis de valoriser les produits du terroir tout en interrogeant les défis liés à l’alimentation durable. C’est au Musée de la ville que s’est tenue cette édition, organisée par lesdites communautés dont le Comité local présidé par Gogoua Paulo Mourzaki, membre du point focal Bondoukou.

En effet, l’événement a bénéficié du haut patronage du Ministère d’État, Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, de la présidence du Préfet de Région (représenté par le SG2) et du parrainage du Maire de Bondoukou. Ces soutiens institutionnels ont donné une portée officielle à cette rencontre, qui visait à renforcer la visibilité du mouvement Slow Food en Côte d’Ivoire.
« Nous sommes à Bondoukou aujourd’hui, ville historique, ville culturelle, pour célébrer Terra Madre Côte d’Ivoire Bondoukou 2025. Cela a été une petite cérémonie magnifique où nous avons passé le message de Slow Food qui est : manger sain, manger naturel, manger bon. Au sortir de cette cérémonie, j’ai foi que Slow Food va s’enraciner à Bondoukou. J’ai foi que des communautés nouvelles vont naître à Bondoukou. J’ai foi que des communautés de nourriture, des communautés de chercheurs, des communautés d’enseignants vont naître à Bondoukou. Avec l’appui, avec le leadership de la communauté COPABO, qui est la communauté mère de Bondoukou, avec à sa tête M. Kwame Patrice et M. Sekongo, qui sont les leaders de cette communauté à Bondoukou » a souhaité Célestine Djédji, coordonnatrice nationale de Slow Food Côte d’Ivoire.

Au cœur des activités, une exposition culinaire a rassemblé plusieurs personnes et les visiteurs ont pu découvrir ou redécouvrir l’igname pilée, les plats à base de cajou et diverses sauces locales, symboles de l’identité gastronomique de la région.

L’événement a également permis de sensibiliser les participants à l’importance d’une alimentation respectueuse de l’environnement, des producteurs et des consommateurs.

La présentation officielle du mouvement Slow Food a suscité un intérêt marqué, notamment auprès des jeunes et des acteurs communautaires.

Pour le Président du Comité d’Organisation, « cet événement a semé les graines d’un mouvement fort à Bondoukou. Avec l’appui de la coordination nationale, nous pouvons bâtir une référence nationale ».

« C’était une belle fête, nous avons assisté à une cérémonie soft, mais enrichissante. Car elle a permis de montrer qu’il y a des variétés de semences qui sont en train de disparaitre dans nos régions. Comme tant d’autres d’ailleurs dans le monde. Il faut faire quelque chose parce que la standardisation au niveau de la nourriture est en train de tuer à petit feu la biodiversité. Et la biodiversité au niveau culinaire aussi s’entend. Aujourd’hui, on peut tout changer sauf ses habitudes alimentaires. Et nous devons redonner vie à l’agriculture familiale. Parce qu’elle nourrit 80% de la planète jusqu’à aujourd’hui. Donc l’agriculture intensive, malgré les tapages, ne nourrit pas forcément l’homme. C’est l’agriculture familiale qui nourrit l’homme » s’est exprimé le responsable de Slow Food Bondoukou, Kwame Patrice.

Aussi, l’événement a également ouvert la voie à de nouvelles collaborations avec les institutions locales, culturelles et éducatives.

En réunissant traditions culinaires, expressions culturelles et engagement citoyen, Terra Madre Bondoukou 2025 a constitué bien plus qu’un simple rendez-vous festif. Il s’agit d’une étape dans la construction d’une identité alimentaire locale, porteuse de durabilité et de fierté.

Le défi reste désormais d’assurer la continuité de cette dynamique, afin que les valeurs de Slow Food « bon, propre et juste » s’enracinent durablement en Côte d’Ivoire.

Jean Martial DJEDJE

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