Le cacao, le port, les plages et les traditions culturelles : la région de San-Pédro a mis en avant ses nombreux atouts pour séduire investisseurs et visiteurs. Le 17 octobre 2026, en marge de la quatrième édition du Salon des collectivités territoriales, organisée au Parc des expositions d’Abidjan, à Port-Bouët, cette région du sud-ouest ivoirien a saisi l’occasion pour valoriser son potentiel et afficher ses ambitions de développement.

Dépêchée par le président du Conseil régional, le ministre Bouéka Nabo Clément, la délégation régionale entendait faire découvrir les richesses de son territoire aux visiteurs. Pour Daouda Mamadou, deuxième vice-président du Conseil régional, cette participation répond à un objectif précis : « Nous sommes venus vendre les atouts touristiques, culturels et économiques de notre belle région de San-Pédro. »
La région, qui comprend notamment les départements de San-Pédro et de Tabou, occupe une place stratégique dans l’économie nationale. Son port autonome, acteur majeur des exportations agricoles, constitue l’un de ses principaux moteurs. Autour de cette infrastructure se développe une importante activité agro-industrielle, portée notamment par le cacao, le caoutchouc naturel et le palmier à huile.
À ces productions s’ajoute la noix de cola, dont la région est également une importante zone de production. Une diversité que les représentants régionaux souhaitent davantage faire connaître aux opérateurs économiques.
« San-Pédro, c’est le deuxième poumon économique de la Côte d’Ivoire », a insisté Daouda Mamadou, invitant les investisseurs à s’intéresser aux opportunités offertes par le territoire.
Au-delà de ses performances économiques, San-Pédro entend aussi miser sur le tourisme pour renforcer son attractivité. Son littoral, qui s’étend sur plusieurs kilomètres, abrite des sites réputés, notamment la plage de Monogaga, la Baie des Sirènes et la Baie de Taki. Ces paysages côtiers constituent un potentiel important pour le développement des activités de loisirs et de l’hôtellerie.

La région bénéficie également de la proximité du parc national de Taï, reconnu pour sa richesse écologique et sa biodiversité. Autant d’atouts susceptibles d’attirer les visiteurs en quête de nature et de découvertes.
La culture occupe, elle aussi, une place de choix dans cette opération de promotion. La délégation a notamment mis en avant le boloye, une danse traditionnelle qui témoigne de la richesse du patrimoine local. La présentation de la cola et du piment, symboles d’hospitalité dans certaines traditions de la région, a également permis d’offrir aux visiteurs un aperçu de ses pratiques culturelles.
Pour les responsables régionaux, cette vitrine doit déboucher sur des retombées concrètes. Il s’agit de renforcer la visibilité de San-Pédro, de susciter de nouveaux partenariats et de favoriser la création d’activités génératrices d’emplois.
« Nous lançons un appel à toute la population ivoirienne, à l’Afrique, au monde entier et à tous les opérateurs économiques à venir prendre part activement à nos réalités économiques dans la région de San-Pédro », a déclaré Daouda Mamadou.
À travers cette participation au Salon des collectivités territoriales, San-Pédro entend ainsi transformer ses richesses naturelles, agricoles et culturelles en véritables leviers de croissance. Un pari qui repose désormais sur sa capacité à attirer les investissements, à valoriser durablement ses sites touristiques et à faire profiter ses populations des opportunités de développement.
Josué Koffi
